OHTAR - EMPTINESS - BLACK METAL - REVIEW ENGLISH/FRANCAIS

OHTAR - EMPTINESS (2019 LSS)



Ohtar - Emptiness CD BLACK METAL

An historical band, Ohtar have been speaking loudly since 1996 (yes!). Rather melodic and bewitching, the band's Black Metal is steeped in melancholy and darkness, even in this absolutely inhuman song that comes out of the glottis of a certain Necro (well known to Polish Black Metal fans because of his many projects and bands). Of course the band also likes to evoke hatred and defend radical ideals, to say the least, but it does so on a rather slow musical fabric, sometimes close to some Capricornus tracks or even, blasphemy supreme, to a DSBM atmosphere. The tracks are long, stretched, carried by series of inspired and engaging riffs. As the listens went by, we thought that Ohtar, if they hadn't made this choice of radicalism, could probably have become a fairly well-known band in Black Metal, but they preferred the shadows and the bad guys, tirelessly carrying their cross (the one you want) against all business and contemporary society that values only money and those who have it, since apparently it has become the only true talent there is (for those who have not read Asterix, we will remember that talent was a currency in Greece and Mesopotamia in antiquity). Ohtar, therefore, a band whose music flows happily, and whose talent is elsewhere...


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Ohtar - Emptiness CD BLACK METAL

Groupe historique, même si un peu moins "célèbre" que Dark Fury, les polonais (aussi) de Ohtar s'expriment bruyamment depuis 1996 (eh oui !). Plutôt mélodique et envoûtant, le Black Metal du groupe est pétri de mélancolie et de noirceur, jusque dans ce chant absolument inhumain qui sort de la glotte d'un certain Necro (bien connu des amateurs de Black Metal polonais de par ses nombreux projets et groupes). Bien entendu le groupe se plaît aussi à évoquer la haine et à défendre des idéaux pour le moins radicaux, mais il le fait sur un tissu musical plutôt lent, parfois proche de certains titres de Capricornus ou même, blasphème suprême, d'une ambiance DSBM. Les titres sont longs, étirés, portés par des séries de riffs inspirés et prenants. Au fil des écoutes on se dit qu'Ohtar, s'ils n'avaient pas fait ce choix du radicalisme, aurait sans doute pu devenir un groupe assez connu dans le Black Metal, mais ils ont préféré l'ombre et les malfamés, portant inlassablement leur croix (celle que vous voulez) contre tout le business et la société contemporaine qui ne valorise que le fric et ceux qui en ont, puisqu'apparemment c'est devenu le seul véritablement talent qui soit (pour ceux qui n'ont pas lu Astérix, on rappellera que le talent était une monnaie en Grèce et en Mésopotamie durant l'antiquité). Ohtar, donc, un groupe dont la musique s'écoule avec bonheur, et dont le talent est ailleurs...

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