Dark Dandy : Une interview avec Rose Hreidmarr (ANOREXIA NERVOSA/BAISE MA HACHE)


Interview téléphonique, le 26 Novembre dernier...

J'ai eu la chance d'avoir un entretien par téléphone avec Rose. Il s'est montré des plus courtois, prêt à répondre à toute question et particulièrement agréable. Finalement, Rose, c'est un peu notre David Bowie à nous, un peu notre Iggy Pop aussi. Au delà de son amour invétéré du Glam Rock et Metal, il y a le fait qu'il a eu de nombreux visages dans sa carrière, et que, tel le caméléon Bowie, il a incarné différents personnages. Un jour Nicolas Saint Morand, un autre RMS Hreidmarr ou Vinnie Valentine, il réalise ses fantasmes au gré de ses envies depuis plus de vingt ans. Un être énigmatique et fascinant, dont le mystère ne sera pas totalement dévoilé à la lecture de cette interview, mais peut être cela vous permettra t'il au moins de mieux le connaître, et de mieux appréhender ce parcours aventureux et riche... Allez, je laisse la parole à l'intéressé... Le Scribe du Rock




ROSE HREIDMARR : dandy du 

Black Metal Français


Rose Hreidmarr Black Metal Anorexia Nervosa Baise Ma Hache




Bonjour Rose, tu as toujours été un provocateur, un atypique du paysage Metal français. Nous nous sommes d’ailleurs « rencontrés » suite à la publication de mon livre sur GG Allin, grand freak s’il en est. Je connais ton goût pour le Shock Rock, David Bowie, le Glam, d’où penses-tu tenir ce gout de la provoc ? Le jeune ado que tu étais était-il déjà comme ça ?

Oui ça vient de là. C’est pas très original comme parcours. Les premières choses qui m’ont marqué gamin c’est ça. Le plus gros choc pour moi c’est Mötley Crüe. Je devais avoir 10/11 ans. J’avais un cousin qui était dans le hard rock, c’est comme ça qu’on disait à l’époque, qui m’a initié à ça. Quand j’ai ouvert  la pochette de « shout at the devil » et je suis tombé aussi sur les photos, je lui ai dit « celui-là je te l’emprunte » (rires). D’ailleurs, mon père qui m’accompagnait me disait « tu es sûr ? » (rires). Ça m’a marqué l’espèce de mélange entre ce que je pouvais déjà connaître auparavant  grâce à mes parents, comme les Rolling  Stones ou David Bowie, et là du  rock’n’roll avec un héritage glam anglais mélangé avec quelque chose d’excessif, à moitié « Mad Max », oui c’est quelque chose qui m’a vraiment marqué. J’aime beaucoup le Glam anglais de la grande époque, Bowie ou The Sweet, j’aime beaucoup aussi Gary Glitter, ce genre de choses, et puis toute la vague après, américaine, de Glam Hard Rock à Los Angeles. Quand j’étais gamin j’étais plutôt réservé, timide. Ça a surement été un exécutoire, quelque chose pour s’affirmer, trouver une identité. J’étais pas forcément du genre à m’intégrer dans un groupe de gamins, j’étais plutôt solitaire. Je ne me retrouvais pas non plus dans les goûts de mes copains de l’époque. Du coup ça me correspondait (le Glam nda) parce que je me sentais à part.

Et puis tu avais des parents qui n’avaient pas mauvais goût en musique (rires) !

Oui, j’ai été bercé là-dedans. Depuis tout petit c’était Little Richard, les Rolling Stones, un peu de Queen, beaucoup de rock’n’roll des années 50/60 et puis Roxy Music, des choses comme ça. Du coup à un âge où j’étais encore petit, j’avais déjà une culture assez vaste au niveau du Rock en général. Ca a toujours été ma culture, ça aide aussi.

The CNK, c’était ton tout premier groupe…

Non y’en a eu avant, j’ai joué dans des groupes locaux sur Clermont-Ferrand, il y en avait un qui s’appelait Malveliance, qui m’a permis de rencontrer le gars de CNK d’ailleurs. Mais oui, CNK a été le premier groupe avec une certaine notoriété.


The CNK Rose Hreidmarr Industriel Glam Rock Metal


Dans CNK, donc , vous jouez à fond dans cette branche de la sexualité, de la provocation et de la singularité, ce qui rejoint ce qu’on se disait un peu avant, et là la question est toute simple : le groupe existe-t-il encore ?

C’est un peu dur de répondre (rires) je ne le sais pas vraiment moi-même. Pour moi oui, après ça a été compliqué au niveau logistique. A la base CNK c’est Jean Sébastien, le guitariste, qui compose la majeure partie de la musique et moi. Jean Sébastien a vécu une grosse remise en question il y a de ça quelques années (2/3 ans). Il a changé complètement de vie et a décidé de devenir tatoueur, il a déménagé dans le Sud, du coup pour l’instant on est en stand-by mais on n’a jamais décidé qu’on allait arrêter. C’est plutôt une question de temps, d’envie.

Ben j’imagine, je sais que tu es très occupé en ce moment…Je fais partie de ceux,  nombreux, à t’avoir connu dans Anorexia Nervosa, groupe de Black Symphonique français emblématique. A une époque où le Black Sympho c’était Emperor d’un côté et puis c’était Cradle de l’autre. On avait notre grand groupe de Black Sympho français donc on était vachement contents. Souvenirs ? Quel regard avec le recul sur ces 4 albums ? Même si tu as rejoint le groupe en cours de route, 4 albums c’est beaucoup, quels sont tes souvenirs d’Anorexia aujourd’hui ?

Avec le recul ce ne sont que des bons souvenirs même s’il y a eu quelques passages difficiles, vraiment durs, je pourrais revenir dessus. Mais le bilan est génial, moi ça m’a apporté énormément et pas que musicalement, humainement aussi. C’est quelque chose avec lequel je me suis entièrement construit, qui m’a révélé des choses sur moi-même, c’était une expérience hyper enrichissante. J’ai l’impression de quasiment tout devoir à ce groupe et aux gens que j’ai rencontré à ce moment-là, les gars du groupe. J’ai énormément appris, progressé, en tant que « musicien » si on  peut dire ça comme ça et puis je me suis affirmé aussi, j’ai évolué dans le bon sens. C’est quelque chose qui compte, vraiment.
Anorexia Nervosa Black Metal France


Surtout que nous de l’extérieur on trouvait que vous étiez courageux aussi, parce qu’à cette époque-là ce n’était pas simple de jouer ce style-là de Black Metal. D’ailleurs vous aviez vos fans mais aussi vos détracteurs. Il y avait à l’époque un élitisme « raw » et « true » Black Metal. Vous symbolisiez un groupe ambitieux, pas complexé.

On n’a jamais été complexés et on savait ce qu’on voulait. Après c’est sûr que si on commence à complexer quand on fait de la musique c’est mal parti. Sur scène on est obligé d’avoir une certaine confiance en soi sinon c’est « fake ». Les détracteurs ça n’a jamais été un souci non plus pour moi puisque je venais de là, du True Black underground. Je n’avais rien à me prouver à moi-même de ce côté-là et je connaissais cette scène, après quand j’ai rejoint Anorexia, évidemment, c’était autre chose. Des détracteurs, y’en a toujours, spécialement en France d’ailleurs. On a un petit complexe vis-à-vis de la réussite alors que dans d’autres pays on va davantage soutenir, il peut même il y avoir une certaine fierté quand quelque chose émerge alors qu’en France on a plutôt tendance, et pas que dans la musique, à dénigrer. Ca nous vient d’une espèce de culture un peu marxiste qui consiste à, quand on voit quelqu’un qui réussit à le traiter de bourgeois plutôt qu’à l’encourager en fait. C’est culturel. Encore une fois on savait ce qu’on voulait faire et puis c’est vrai que c’était pas évident, notre style n’était pas évident, et aussi le côté matériel qui n’était pas évident non plus. Ce n’est pas LA raison qui a fait que ça s’est arrêté mais une des raisons quand même. Beaucoup de groupes arrêtent à ce stade où l’on est obligés de fonctionner comme des « professionnels » sans en avoir tout à fait les moyens alors qu’on est obligés d’y passer. On se consacre qu’à ça tout en vivant comme des semi-clochards. Pas simple...




A la fin d’Anorexia Nervosa, tu crées Crack Ov Dawn, un groupe de glam électro punk qui de nouveau donne à voir ton côté visuel très fort, provocateur, mais aussi mélomane. Là on sent bien Bowie, Gary Glitter, Marc Bolan et cie. Tu quittes le navire en plein vol comme avec AN ? Tu as tendance à te lasser au bout d’un moment ?

C’est possible, mais je ne mets pas les deux choses au même niveau parce que j’ai quand même passé du temps avec Anorexia Nervosa. Quand j’ai quitté le groupe j’avais un peu l’impression qu’on était arrivés au bout, qu’on avait fait le tour de la question. Et je n’étais pas le seul, il y avait une espèce de démotivation de tout le monde dans le groupe. C’était devenu laborieux, on n’était plus dans cette espèce de spontanéité totale qu’on avait au début et qui était hyper intéressante. Une espèce de créativité quasi-hystérique avec cette confiance en nous qui faisait qu’on pensait qu’on allait abattre des montagnes.  Il y avait une émulation qui était géniale. A la fin, on l’avait perdue pour rentrer dans une espèce de routine, tout le monde trainait un peu des pieds. Moi ce n’est pas comme ça que j’envisageais les choses. C’est pour ça que je suis parti d’Anorexia. Après ils m’en ont voulu sur le coup, mais les autres, Stéphane en premier m’ont dit par la suite « tu as les couilles de le faire en premier mais en fait on voulait tous faire la même chose ». Alors que Crack Ov Dawn c’était plus un projet, on comptait pas forcément aller très loin avec ça, c’était plus pour se faire plaisir et expérimenter un petit peu. Et puis ensuite, entre les deux albums, j’ai de classiques « divergences » (rires) avec certains membres. Eux voulaient partir vers un truc vraiment plus pop alors que moi j’avais au contraire envie d’accentuer ce qu’on faisait sur le premier album, avec un côté Murderdolls , quelque chose d’encore plus agressif, alors que eux voulaient faire des petites balades acoustiques. Après le deuxième album je le trouve très bien, cela dit, mais ce n’était pas ce que j’avais envie de faire. C’est pour ça que je suis parti.




Tu relances ensuite The CNK avec plusieurs albums remarquables entre 2007 et 2012. Peux-tu nous parler de ce groupe, qui, comme je l’ai déjà dit, fut ton tout premier (fondé en 96) ?

On a eu une « carrière » en dents de scie avec CNK, on n’a jamais fonctionné comme un groupe normal. On savait pas trop si on avait envie de refaire quelque chose et puis a un moment on a eu l’envie, les moyens de le faire. Et puis on n’était que deux à la base mais on a voulu se transformer en vrai groupe pour faire du live car beaucoup de gens nous le réclamait depuis le premier album. Et puis bon, sur scène être juste deux gars avec une boite à rythmes…non, on voulait avoir un vrai groupe pour la scène. Avec un grand écart de style entre le premier et le deuxième album, il s’est écoulé pas mal de temps entre les deux, et on a évolué. On voulait mélanger un Metal électro agressif avec quelque chose de plus « grandiloquent », façon Laibach, peut-être. Sans toutefois être politisés comme eux peuvent le faire, avec un côté beaucoup plus entertainment. Un certain détachement, un second degré.

En 2015 tu participes au projet de BM français Glaciation, envie de revenir au BM ou opportunité ?

Les deux. C’était une période où j’étais revenu à Paris. Après j’ai rencontré ces gars par l’intermédiaire de Valnoir, qui est à l’origine du groupe. J’avais déjà bien aimé le EP, je le trouvais vraiment bien par rapport à tout ce qui sortait, c’était assez ambitieux avec en même temps quelque chose de vraiment crédible, avec un hommage aux 90’s. Moi  ça faisait un moment que j’avais envie et que j’avais proposé à diverses personnes de refaire un projet un peu True Black. Ils avaient déjà quelqu’un au chant mais eux voulaient faire du live et lui non, du coup ils m’ont proposé de chanter sur l’album et c’est bien tombé car c’était exactement ce que j’avais envie de faire.  Je suis hyper content de cet album. C’est dur à dire parce qu’on l’a fabriqué un peu façon bricolage avec des petites choses à droite à gauche mais je suis vraiment fier du résultat. Il y a vraiment quelque chose qui se dégage de cet album.




Occulte, ton projet dark ambient trop méconnu selon moi. Deux sorties dont un très bel album rock’n’roll en 2015. Le groupe existe-t-il toujours ? Si oui des projets ?

On ne se pose pas vraiment la question. Si on a envie de refaire un truc on le fera mais il n’y a aucun impératif. On a reparlé récemment de refaire quelque chose donc je pense qu’on le fera. Ce groupe est quasiment basé sur de l’improvisation, donc ce n’est pas très compliqué à mettre en place. On prend le bon feeling et après ça coule. C’est pour ça que c’est une autre approche et c’est intéressant. Des bouts d’impro en une nuit, d’une traite. Et puis je suis content parce que ça sort sur OPN, un petit label de Dark ambient que j’aime bien. On a eu un morceau sur la compilation hommage au chanteur de Taxi Girl, Daniel Darc.  Je suis content de ce projet.



On revient au présent. Tu fais le guest chez BMH pour leur album le bréviaire du chaos avant d’intégrer le groupe comme deuxième vocaliste pour FERT sorti cette année. Qu’est ce qui t’a attiré dans ce groupe ? Comment les as-tu connus ?

Ça colle avec mon déménagement en Haute Savoie. J’ai découvert ça par l’intermédiaire de Peste Noire, j’ai dû voir passer des photos. Comme tout le monde le nom m’a intrigué (rires)

C’est quand même un des meilleurs noms de tous les temps ! (rires)

Après je les ai suivis sur Facebook, au début je trouvais ça intriguant  et il y a des morceaux qui m’ont vraiment plu, avec des citations de Brasillach. Les premiers sont un peu bordéliques et fouillis, c’est vraiment du DIY mais je trouvais qu’il y avait quelque chose qui se dégageait de super fort et y compris au niveau de l’imagerie, un truc cohérent et original dans ce mélange montagnes, looks bikers, on ne connait pas vraiment les membres du groupe. Surtout à l’époque il y avait un côté mystérieux, bizarre. Ca m’a parlé, le trip, les références. Avec Glaciation déjà, on avait pas mal de références littéraires, je suis très axé là-dessus et j’étais étonné de voir un groupe avec des références vraiment intéressantes et fouillées. C’est eux qui m’ont contacté au final, alors que j’osais même pas les contacter car je me disais « ils doivent me voir comme l’ancien chanteur d’Anorexia, donc pas du tout le même trip ». Je crois pas que de moi-même je leur aurais proposé. Ils m’ont contacté, m’ont dit « ah, t’es dans le coin ? ». Heureuse coïncidence puisque je m’intéressais à ce qu’ils faisaient. Ca c’est bien passé, ils m’ont proposé de les rejoindre.

On connait depuis ton implication plus importante dans le groupe, notamment sur le dernier album, « F.E.R.T », bon tu as lu ma chronique, tu sais ce que j’en pense, j’ai trouvé que c’était une belle réussite. On va parler des choses « qui fachent » forcément, c’est un groupe qui est dans le colimateur ++ des Antifas, comme Peste Noire, comme d’autres. Comment vous le vivez ça, d’être vus qu’au travers d’un prisme politique, quand on parle de vous c’est très rare qu’on parle de musique, ou alors pour rappeler que, comme pour tous les groupes nationalistes ou nsbm la nullité musicale est masquée par le propos, comment vous vivez ça ?

D’un côté on n’en n’a absolument rien à foutre, ce genre de critiques…Bon, c’est vrai que sur le premier album il y a plein de choses qui vont pas, la boite à rythmes, c’est très mal produit etc. mais il y a quelque chose qui est toujours sorti du lot, et c’est pour ça que ça a marché aussi. C’est pour ça que le nom a autant circulé et qu’on joue dans le monde entier. Ce groupe fonctionne et touche pas mal de gens, ce qui n’est pas anodin.  Quant aux deux membres du « noyau dur » ils s’en foutent, ils sont vraiment dans leur monde avec un côté un peu vierge de tout entourage ou de tout ce qui peut se dire, ils tracent leur route. C’est aussi ce qui m’a plu chez eux, des gens vraiment en dehors de la scène, des ragots, dans leur montagne a faire leur musique et le reste ils s’en branlent. D’un autre côté après, évidemment, c’est un peu pénible d’être juste réduit à ça. Surtout que je ne considère pas que ce soit du NSBM…

En tous cas ils ne le disent jamais

Il n’y a jamais eu de revendication de quoi ce soit. C’est un groupe viriliste, qui prône des valeurs un peu incompatibles avec le monde moderne. Ils sont dans la tradition, le respect des anciens, l’honneur, la discipline, des choses un peu passées de mode (rires). Baise Ma Hache c’est ça, tout tourne autour de ça, même les références littéraires mais ça n’a jamais été de la propagande nazie. Maintenant on vit dans un monde où il en faut tellement peu pour être catalogué nazi. Si on n’est pas dans la doxa généralisée on est nazis. Alors si en plus on a le mauvais goût d’aimer son pays et de refuser ce qu’on nous propose, cet horizon sans idéal sans rien, là c’est pire que tout.




Quelle horreur !:)

La bête immonde !

Je te comprends, j’ai vécu quelque chose de désagréable récemment, en relayant le morceau de Peste Noire « aristocrasse » de par le fait qu’il représentait un truc que j’attendais depuis longtemps, cette fusion (réussie) entre le Black Metal et le Rap dont il parlait depuis déjà longtemps et je me suis pris une volée de bois vert (rires). ça nous en dit long sur le niveau de liberté d’expression dans lequel on est

C’est clair. Nous, maintenant, c’est comme ça, on le sait. Après il y a aussi que, comme on est ostracisés avec BMH quand on joue en France on ne peut pas jouer dans des concerts «  normaux ». Ça va forcément être des concerts clandestins, où l’on donne l’adresse au dernier moment. C’est un effet pervers de la chose en fait. Nous, si on pouvait faire un vrai concert dans le cadre d’un vrai concert, bien sûr qu’on le ferait. Mais avec le lobby antifa, qui représente finalement peu de gens sur le terrain mais qui ont un énorme pouvoir de lobbying qui vont faire annuler toutes les dates. Du coup ça ghettoïse de fait ces concerts là et ça créé des choses qui auraient peut-être pas lieu d’être, avec des concerts organisés par « blood and honour ». Alors après, forcément, les antifas voient ça et disent mais regardez c’est organisé par des skinheads, ben oui, mais à cause de qui ? (rires)



Le serpent se mord la queue quoi…

Par contre on n’a pas de problème particulier à l’étranger. On a joué dans un grand festival en Finlande (Steelfest ?) qui est un festival de Black Metal mais pas un festival de NSBM et eux s’en contrefoutent, on n’a eu aucun problème

As-tu des regrets par rapport à ta carrière ?

Pas vraiment…(pause) si, de m’être comporté comme un gros con par moments, notamment avec Anorexia dans des moments assez durs, parfois, et on regrette que ça se soit passé comme ça. Notamment notre dernière grosse tournée en 2005, très longue, 48 dates, j’étais déjà pas dans une bonne optique en y allant et j’ai été hyper difficile à vivre sur la tournée. Il y a des choses que je regrette d’avoir dit. Sinon, non, sur la carrière en elle-même je regrette rien. Je suis assez content par rapport à Anorexia d’avoir arrêté au bon moment, de ne pas m’être prostitué et de faire des trucs à contrecoeur. Je suis assez fier d’avoir toujours su arrêter quand c’était le moment.

Une reformation d’AN est-elle envisageable un jour ?

Non. Moi j’y ai cru un moment. On en parle très très souvent, j’ai des grosses propositions (au Hellfest notamment) avec des super conditions. J’en ai parlé aux autres et, à force, ils étaient plus ou moins d’accord mais je sentais que c’était surtout pour me faire plaisir et qu’il n’y avait pas d’enthousiasme. Et dans ces conditions ça sert à rien donc je ne pense pas que ça se fera. J’aurais aimé, mais dans d’autres conditions, si tout le monde avait été motivé pour le faire…

Merci Rose !

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