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Sélection

Review - Sarkasm - Les Affres du Néant - French + English Text - 2021 - Epictural Production - Black Metal

  SARKASM Les Affres Du Néant 2021 Epictural Production Black Metal Les Affres du Néant by SARKASM Sarkasm, trio rennais, a beau être de fondation fort récente, il base son black metal sur des influences old-school, typiquement 90's, tout en arrivant à dégager suffisamment d'originalité pour éviter la pâle copie. Et quelle qualité ! A l'écoute de cet album, Les Affres du Néant, on est agréablement surpris d'entendre un nouveau groupe sonner de manière aussi torturée, obscure, malsaine. Loin de l'édulcoration prônée par quelques gauchos qui n'ont pas compris ce qu'était le BM, Sarkasm place ses pas dans la grande tradition, celle des norvégiens, bien sûr, mais aussi du BM français des années 90. Mais cela ne m'aurait pas suffit pour remarquer cet album au milieu du lot des sorties incessantes. Ce qui prime ici c'est la qualité des titres, brillamment composés et exécutés, avec de vrais riffs incisifs et qui vous perforent le fond de l'âme.  A l

Les Crocs Du Scribe Special Non Posse Mori Records Issue - French and English Text - La Ballade Des Rats/Saturnian Tempel/Cave Mouth


 



Trois albums en deux ans pour La Ballade Des Rats ! Voici ce que l'on peut appeler une cadence infernale pour ce groupe toulonnais fondé en 2014 (et ayant sorti sa démo cette même année). J'ai choisi de parler ici du premier des trois LPs : Rattus Sapiens, sorti en 2020 en indépendant et cette année sous la forme d'un très beau digipack chez Non Posse Mori Records (qui en a fait de même avec les deux albums suivants de cette "trilogie des rats". )

Au menu, un black metal old-school, très raw, et parsemé de sonorités et de thématiques médiévales. Votre serviteur, en voyant que le groupe vient de Toulon, ne peut pas s'empêcher de penser au grand Concilium. A priori les trois membres du groupe ne sont pas liés a cette société discrète sulfureuse. Deux d'entre jouent dans le groupe de black/death metal Skaphos, basé à Lyon (Lepr, au chant et divers instruments, et Svartoth le bassiste) alors que Pigu, le batteur, n'apparait pas comme membre d'un autre combo (à en croire Metal Archives, toujours plutôt fiables). A l'écoute de Rattus Sapiens, on pense à la fois à la Norvège et à la France de la grande époque. Les guitares hésitent entre tronçonnades bien sombres et mélodies mélancoliques chevaleresques dignes des débuts de Satyricon ou Blessed In Sin, tandis que le chant se fait hurlement inhumain et glaireux. La batterie est souvent dans le rouge et les blast-beats s'enchainent avec peu d'accalmies. 

La ballade des rats rattus sapiens chronique le scribe du rock



N'ayant pas eu accès aux textes je ne pourrai pas vous en dire beaucoup, mais les titres parlent d'eux-mêmes : "la Bile Noire", "Virulence" et autres "1678" sentent bon la peste bubonique, les cerfs crasseux et morts de faim, les seigneurs sans pitié pour leurs gens. Le rat, comme le corbeau, est toujours un excellent animal de compagnie pour un groupe de black metal : il évoque tout ce que le monde rejette, le dégout, la maladie, et, in fine, la mort. Avec ce premier album (je n'ai pas encore découvert les suivants mais vous pouvez le faire sur le site de Non Posse Mori et le bandcamp du groupe) La Ballade Des Rats propose un black metal sale comme un peigne de SDF guatémaltèque, plongé dans le lointain passé, et perpétue sans rien inventer de nouveau un black metal spectral et haineux, mélodieux et violent a la fois.  

Si vous êtes en quête de nouvelles formations pratiquant le metal noir dans le respect des règles imposées par les tyrans des 90's, il se peut bien que La Ballade Des Rats soit taillé pour vous. 









Three albums in two years for La Ballade Des Rats! Here is what we can call a hellish pace for this Toulon-based band founded in 2014 (and having released their demo that same year). I chose to talk here about the first of the three LPs: Rattus Sapiens, released in 2020 independently and this year in the form of a very nice digipack by Non Posse Mori Records (who did the same with the two following albums of this "rat trilogy". )

On the menu, an old-school black metal, very raw, and strewn with medieval sounds and themes. Your servant, seeing that the band comes from Toulon, can't help but think of the great Concilium. A priori the three members of the group are not linked to this discrete sulphurous society. Two of them play in the black/death metal band Skaphos, based in Lyon (Lepr, on vocals and various instruments, and Svartoth the bassist) while Pigu, the drummer, does not appear as a member of another combo (if we are to believe Metal Archives, always rather reliable). Listening to Rattus Sapiens, one thinks at the same time of Norway and France of the great era. The guitars hesitate between dark truncations and melancholic chivalrous melodies worthy of the beginnings of Satyricon or Blessed In Sin, while the vocals become inhuman and glary screams. The drums are often in the red and the blast-beats follow each other with few lulls. 
La ballade des rats rattus sapiens chronique le scribe du rock
Not having had access to the texts I will not be able to say much to you, but the titles speak for themselves: "Black Bile", "Virulence" and other "1678" smell good the bubonic plague, the grimy and dead of hunger stags, the lords without pity for their people. The rat, like the crow, is always an excellent pet for a black metal band: it evokes everything that the world rejects, disgust, disease, and, in fine, death. With this first album (I haven't discovered the following ones yet but you can do it on Non Posse Mori's website and the band's bandcamp) La Ballade Des Rats offers a dirty black metal like a Guatemalan homeless man's comb, plunged in the distant past, and perpetuates without inventing anything new a spectral and hateful black metal, melodious and violent at the same time.  

If you are looking for new bands practicing black metal in the respect of the rules imposed by the tyrants of the 90's, La Ballade Des Rats may well be cut out for you. 



Bon, je l'avoue, lorsqu'il s'agit de parler d'un des projets de Maxime Taccardi (qu'il s'agisse de son art visuel ou de l'un de ses avatars musicaux comme KFR, Griiim, Kyuketsuki dont je parlerai bientôt et autres ∇) mon objectivité en prend un coup. Oui, je l'admets, je suis fan de ce que fait ce bonhomme ! Il faut dire aussi que c'est de sa faute ! Ce successeur digne des Black Legions (le seul avec Rats de Morguiliath et Suicide Circle) créé toujours une forme de black metal terrifiante, psychiatrique, d'une pureté effrayante, tout en continuant a innover. Et c'est encore le cas ici avec ce nouveau Saturnian Tempel où Maxime partage l'affiche avec un certain Deha de Belgique, lui aussi réputé pour la folie et l'originalité dont font preuve ses nombreux projets...

Kronos, comme tout projet manufacturé de la main de Taccardi ne va pas vous rassurer. S'il est question ici de "cosmic black metal", nous sommes loin des mélopées enchanteresses d'un Midnight Odyssey. Peut-être se rapproche t'on davantage du cauchemar en mode seul perdu dans l'espace de Darkspace mais, en vérité, Saturnian Tempel déjoue le name dropping, et l'on ne pourra pas s'abriter derrière ce gadget confortable. 

Saturnian Tempel Kronos Chronique Le Scribe Du Rock





Si Maxime continue de faire flipper avec ces vocaux comme issus d'un croisement entre un psychotique échappé d'un asile et d'un démon des couches inférieures de l'enfer, il partage ici les guitares (folles, dissonantes, déchirantes) avec Deha, qui s'occupe quant à lui des synthés et de la basse (oui mais Maxime aussi en fait !). Bref cet album fou à lier vous trimbale dans un espace où il ne fait pas bon errer, un cosmos noir comme la suie digne des heures les plus dark d'un Blut Aus Nord. Les mélopées cendrées et mortifères de l'ensemble naviguent dans un futur mortuaire où quelques zombies ayant survécu aux années 90 (je ne sais opar quel maléfice !) erreraient en invoquant Lucifer à la Face de Jupiter. 

Avec Kronos préparez vous a un voyage spatial sans retour, où la seule issue est la mort. Encore une fois MT frappe fort, ici renforcé par l'excellent Deha, pour un album que l'on peut d'ores et déjà positionner dans le top ten de l'année. 










Well, I admit it, when it comes to talking about one of Maxime Taccardi's projects (whether it's his visual art or one of his musical avatars such as KFR, Griiim, Kyuketsuki which I'll talk about soon and others ∇) my objectivity takes a hit. Yes, I admit it, I am a fan of what this guy does! It must also be said that it's his fault! This worthy successor to the Black Legions (the only one with Rats of Morguiliath and Suicide Circle) still creates a terrifying, psychiatric, frighteningly pure form of black metal, while continuing to innovate. And it's still the case here with this new Saturnian Tempel where Maxime shares the bill with a certain Deha from Belgium, also known for the madness and the originality of his numerous projects...

Kronos, like any project manufactured by Taccardi's hand, will not reassure you. If we are talking about "cosmic black metal", we are far from the enchanting melodies of Midnight Odyssey. Perhaps we're closer to Darkspace's lost-in-space nightmare, but the truth is that Saturnian Tempel thwarts name dropping, and we won't be able to take shelter behind this comfortable gimmick. 

Saturnian Tempel Kronos Chronique Le Scribe Du Rock

If Maxime continues to scare people with his vocals, which sound like a cross between a psychotic escaped from an asylum and a demon from the lower layers of hell, he shares the guitars (crazy, dissonant, tearing) with Deha, who takes care of the synths and the bass (yes, but Maxime too!). In short, this crazy album takes you to a space where it's not good to wander, a soot-black cosmos worthy of the darkest hours of Blut Aus Nord. The ashen and mortiferous melodies of the whole navigate in a mortuary future where some zombies having survived the 90's (I don't know by what curse!) would wander by invoking Lucifer in the Face of Jupiter. 

With Kronos, prepare yourself for a one-way space trip, where the only way out is death. Once again MT hits hard, reinforced here by the excellent Deha, for an album that we can already position in the top ten of the year.








Imaginez deux sorcières venues du Michigan (Katie Metcalfe au chant et textes et Meghan Wood pour ce qui est de la musique) fermement décidées a venir hanter nos jours et nuits de par leurs sombres mélopées d'une beauté envoûtante. C'est bon, vous y êtes ? Bienvenue chez la sensation Cave Mouth, qui, avec The Dark Has Teeth vient de sortir un album absolument incroyable, totalement hors-norme.

Cave Mouth officie dans un genre musical hors des frontières que l'on peut, faute de mieux, qualifier de mix entre Dark Ambient et Dark Folk, le terme Which Folk étant employé sur leur bandcamp. Alors que Katie, dès l'inaugural "Black Annis" nous met en garde contre les Dane Hills qu'il ne fait pas bon y visiter on s'y croit ! Leur folk gothique et cinématique nous transporte en pleine épouvante des coins paumés des USA. Portés par la voix envoûtante de Katie et les paysages musicaux obscurs et beaux de Meghan, nous voici dans un monde où nous allons côtoyer Lycanthropes, Banshees, Sorcières et loups, un monde à la fois attirant et effrayant. 

Cave Mouth Chronique Le Scribe Du Rock



Lorsque les deux sorcières s'assemblent, Cave Mouth semble plus réaliste que bon nombre de groupes de metal lorsqu'il est question de sorcellerie, de folklore surnaturel et autres légendes millénaire. Quelque part entre le Cocorosie des débuts (en version very bad trip), certains moments des débuts dark de Dead Can Dance, un folk ancestral hanté et surtout unique en son genre, Cave Mouth nous éblouit de bout en bout tout au long de ces 11 titres. 

Vous êtes en quête de beauté sans mièvrerie ? Vous voulez savoir ce que deux vraies sorcières peuvent donner sur le plan sonore ? Laissez vous emporter par la beauté vénéneuse de cet album sublime ! Merci mille fois a elles et Non Posse Mori pour ce disque !






Imagine two witches from Michigan (Katie Metcalfe on vocals and lyrics and Meghan Wood on music) determined to haunt our days and nights with their dark, hauntingly beautiful melodies. Are you there yet? Welcome to the Cave Mouth sensation, who, with The Dark Has Teeth, has just released an absolutely incredible album, totally out of the ordinary.

Cave Mouth officiate in a musical genre outside the boundaries that can, for lack of a better term, be described as a mix between Dark Ambient and Dark Folk, the term Which Folk being used on their bandcamp. While Katie, from the opening track "Black Annis", warns us that the Dane Hills are not a good place to visit, we believe ourselves! Their gothic and cinematic folk music transports us to the heart of the frightful corners of the USA. 

Cave Mouth Chronique Le Scribe Du Rock

Carried by Katie's haunting vocals and Meghan's dark and beautiful musical landscapes, we find ourselves in a world where we will rub shoulders with Lycanthropes, Banshees, Witches and Wolves, a world that is both enticing and frightening. When the two witches get together, Cave Mouth seem more realistic than many metal bands when it comes to witchcraft, supernatural folklore and other thousand-year-old legends. Somewhere between early Cocorosie (in a very bad trip version), some moments of early dark Dead Can Dance, a haunted ancestral folk and above all unique in its genre, Cave Mouth dazzles us from start to finish throughout these 11 tracks. 

Are you looking for beauty without mawkishness? Do you want to know what two real witches can sound like? Let yourself be carried away by the venomous beauty of this sublime album! Thanks a million to them and Non Posse Mori for this record!



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