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Sélection

Review - Demande A La Poussière - Quiétude Hostile - French + English Text - My Kingdom Music - 2021 - Agence Singularités

QUIETUDE HOSTILE by Demande à la poussière   DEMANDE A LA POUSSIERE Quiétude Hostile 2021 My Kingdom Music Blackened Sludge/Post-Metal Demande A La Poussière...Si vous suivez le Scribe depuis un moment vous avez sans doute lu ma chronique du premier album du groupe et les deux interviews qu'ils ont eu la gentillesse de m'accorder. Non ? Vous retrouverez tous les liens en bas de page ! Avec Quiétude Hostile , le groupe, qui m'avait déjà plus qu'impressionné avec son premier album de doom/sludge suffocant, met les bouchées doubles en matière de noirceur, de malaise, de lourdeur...Bref, pas un disque qui met de bonne humeur, loin de là, un monstre musical ténébreux et malsain, tellement idéal comme bande son de notre époque ! Figurez-vous que la bande de DALP (Christophe "Krys" Denhez (chant + guitare), Edgar Chevalier (guitare + drones), Neil Leveugle a la basse et Vincent Baglin ont décidé d'aggraver leur cas en rajoutant une bonne louche de black metal a

REVIEW - PUBLIC ENEMY - WHAT YOU GONNA DO WHEN THE GRID GOES DOWN ? - RAP - DEF JAM 2020




PUBLIC ENEMY
 Déja disponible
Def Jam 2020

chuck d Public Enemy

Vous faites peut-être partie de ceux qui pensent que Public Enemy a disparu avec le nouveau millénaire ? Peut être croyez vous que le groupe a splitté après les cartons planétaires de Fear Of A Black Planet (1990) ou Apocalypse 91 (en ...1991 !) ? Il est vrai que les albums sortis après ont eu de moins en moins de retentissement. Pourtant, les terroristes du rap new yorkais n'ont jamais splitté, ni même ralenti leur production. Chuck D et Flavor Flav, entourés d'un line-up a géométrie variable, ont continué d'hanter les ondes de leur rap militant et hargneux, malgré un succès qui est allé en décroissant. Ainsi, dès Muse Sick n hour mess age (1994), Public Enemy va progressivement quitter les manchettes de journaux, remplacé par une nouvelle génération de rappers plus scandaleux, et sans morale, regroupés sous le terme générique de "gangsta rap" et basés principalement sur Los Angeles (NWA, Ice Cube, Ice T, Dr Dre, Eazy E, Snoop Dogg, Tupac...). Le rap conscient et politisé des ennemis publics est alors has-been, remplacé par une apologie des filles faciles, de la drogue, de la vie OutlawI. L'argent facile est devenu le seul horizon et Chuck D ne s'y retrouve pas. A la fin des 90's le groupe est même dégagé du label Def Jam (de Rick Rubin) sur lequel il avait connu ses grands succès. Pourtant, les new yorkais enchainent les albums, parfois même en autoproduction, toujours déterminés à faire passer leur mess-age. 

public enemy

2020 s'annonce bien pour PE : le g-rap est mort, les révoltes politiques (Black Lives Matter entre autres, qui rentre en écho avec une partie des considérations du groupe) semblent de nouveau avoir le vent en poupe, le Coronavirus, Donald Trump, les élections en Novembre. Bref, idéal pour un retour dans la lumière. Le nouvel album s'intitule What You Gonna Do When The Grid Goes Down ? et a toutes les chances d'enfin ramener le gang révolutionnaire dans l'actualité. Des sonorités 80's comme s'il en pleuvait, avec force scratchs, beats old-school, samples d'enfer comme au bon vieux temps et une liste d'invités hallucinante : Run DMC, Ad-Rock et Mike D des Beastie Boys, Dj Premier, Cypress Hill, Ice T pour un choc east-coast vs west-coast ! Un retour sur leur label historique Def Jam, des riffs de guitare metal comme au bon vieux temps des premiers Beastie et Run DMC, bref, un plat de choix !
Le groupe balance même une nouvelle version de son classique "Fight The Power" qui, tout en restant fidèle a l'original, en rajoute une louche en matière de contestation. Il serait étonnant qu'un tel album n'ait pas le succès escompté, voire même qu'il ne relance pas une nouvelle vague de rap à l'ancienne qui pourrait bien déjouer les plans de la trap toute puissante. 
Alors, même si le groupe n'a jamais arrêté ses activités (et son activisme) tout cela ressemble fort a un comeback pour le grand public. PE va t'il réussir a se relancer et conquérir le public des millenials ? A suivre dans les prochains mois. Toujours est-il que l'album est une réussite artistique, qui aurait très bien pu sortir en 90 ou 91, sans pour autant que le groupe sonne passeiste. On retrouve avec plaisir ce rap virulent, ce punk black que PE avait en grande partie installé a l'époque, et l'on se dit qu'on ne serait pas perdants a retrouver plus souvent ce (vrai) rap dans nos oreilles maltraitées par la variété urbaine. Yo ! Bum Rush The Show !


Maybe you are one of those who think that Public Enemy has disappeared with the new millennium? Maybe you believe that the band split after the planetary charts of Fear Of A Black Planet (1990) or Apocalypse 91 (in ...1991 !) ? It's true that the albums released afterwards had less and less impact. However, New York rap terrorists never split up, or even slowed down their production. Chuck D and Flavor Flav, surrounded by a variable-geometry line-up, continued to haunt the airwaves of their militant and aggressive rap, in spite of their declining success. Thus, from Muse Sick n hour mess age (1994), Public Enemy gradually left the newspaper headlines, replaced by a new generation of more scandalous and morally bankrupt rappers, grouped under the generic term "gangsta rap" and based mainly in Los Angeles (NWA, Ice Cube, Ice T, Dr Dre, Eazy E, Snoop Dogg, Tupac...). The conscious and politicized rap of public enemies is then has-been, replaced by an apology of easy girls, drugs, life OutlawI. Easy money has become the only horizon and Chuck D can't find his way around. At the end of the 90's the band even got out of the Def Jam label (by Rick Rubin) on which it had known its great hits. However, the New Yorkers are making albums, sometimes even self-produced, always determined to get their message across.

public enemy

2020 looks good for PE: the g-rap is dead, the political revolts (Black Lives Matter among others, which echoes some of the group's considerations) seem to have the wind in their sails again, the Coronavirus, Donald Trump, the elections in November. In short, ideal for a return to the light. The new album is entitled What You Gonna Do When The Grid Goes Down? and has every chance to finally bring the revolutionary gang back into the news. 80's sounds as if it was raining, with strong scratchs, old-school beats, hellish samples like in the good old days and a hallucinating guest list: Run DMC, Ad-Rock and Mike D from the Beastie Boys, Dj Premier, Cypress Hill, Ice T for an east-coast vs west-coast shock! A return to their historical label Def Jam, metal guitar riffs like in the good old days of the first Beastie and Run DMC, in short, a dish of choice!
The band even throws a new version of their classic "Fight The Power" that, while remaining faithful to the original, adds a ladle in terms of contestation. It would be astonishing if such an album didn't have the expected success, or even if it didn't relaunch a new wave of old-fashioned rap that could well thwart the plans of the almighty trap. 
So, even though the band has never stopped its activities (and activism) it all looks like a comeback for the general public. Is PE going to succeed in relaunching itself and conquer the millenials audience ? To be continued in the coming months. Anyway, the album is an artistic success, which could have been released in 90 or 91, without the band sounding like a passeist. We find with pleasure this virulent rap, this black punk that PE had largely installed at the time, and we say to ourselves that we would not be losers to find more often this (true) rap in our ears mistreated by the urban variety. Yo! Bum Rush The Show!



 

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