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Review - Horskh - Wire - 2021 - Singularités - Electro/Metal/Indus - Le Scribe du Rock - French + English Text

WIRE by HORSKH   HORSKH Wire 2021 Singularités Horskh ou la saga du fracas du metal heurtant le metal en un éclair électrique déchirant les cieux : Wire est là messieurs/dames, et les français vont réussir un pari fou : vous faire remuer le popotin en vous envoyant des décharges de 3000 volts ! Au rayon des influences, le combo peut, par instants, nous faire penser à The Prodigy (pour le côté big beat), Ministry, Nine Inch Nails, Marilyn Manson époque Antichrist Superstar, Punish Yourself et les Young Gods en mode très énervé, mais ce serait injuste de les réduire a un amas d'influences plus ou moins digérées. Horskh impose d'emblée une forte personnalité, au sein de laquelle émerge a grand fracas de décibels et de martialité un electro/indus métallique, teinté d'EBM bien musclé (oui, j'ai oublié Front 242 au rayon des influences !) pour générer une dance music d'apocalypse, jouée dans un club gothique post-moderne rempli de zombies et de goules ayant réchappé par

Dans la nuit, la vérité : rencontre avec Druids Of The Gué Charette / In the night, the truth : meeting with Druids Of The Gué Charette - Français/English - Spiritual Occult Post-Punk Progressive Heavy Rock'n'roll

Des druides qui font du rock'n' roll dans la forêt de Brocéliande au bord d'un étang en présence d'un guide spirituel ! Bon sang mais c'est bien sûr, ce ne pouvait être qu'un groupe interviewé par le Scribe ! Les Druids Of The Gué Charette produisent un Rock sombre, psychédélique et Post-Punk à la fois, entre Garage et Rock Progressif ! Un groupe décidément pas ordinaire ! Il me fallait en savoir plus ! Voici leur interview, réalisée dans un lieu de culte secret, durant une cérémonie clandestine...

 druids of the gué charette

 « Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse. »

Bonjour DOTGC ! Tout d'abord, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous parler de cet étrange patronyme ?

A l’origine, l’idée derrière les Druides était de permettre aux rares groupes de rock’n’roll de notre petit coin de campagne bretonne de se retrouver autour d’un projet commun, ça a tout d’abord été un groupe un peu informel avec un line-up fluctuant. C’est après l’enregistrement notre premier EP en 2015 que le groupe s’est vraiment stabilisé. Le druidisme était une manière de faire écho à un imaginaire local que nous avons tous en commun, tandis que le Gué Charette fait référence a un petit étang du pays de Brocéliande, connu des seuls initiés, que notre guide spirituel a décidé de fixer comme épicentre de notre culte, au terme d’une nuit particulièrement arrosée.

Entre Psychédélisme, Rock Progressif 70's, Post-Punk et Garage vous n'avez pas choisi et c'est tant mieux ! Comment en êtes vous arrivé à un tel mélange ?

Nous avons toujours pensé qu’entre le psychédélisme et le druidisme celte, il y avait une sorte de parallèle à dresser, un même rapport au monde, aux forces cachées de la nature, et on a commencé par construire notre musique autour d’une forme de Heavy Psych. Néanmoins, vu les backgrounds musicaux variés des membres du culte, c’était important pour nous de ne se fixer aucune limite musicale, et de laisser à chacun la place de s’exprimer, selon qu’il soit plus branché acid-rock, stoner, garage contemporain, shoegaze, cold-wave, ou même punk voire hardcore. Sur nos premiers enregistrements, nous passions souvent du coq à l’âne d’un morceau sur l’autre. Aujourd’hui on aurait plutôt tendance à faire cohabiter toutes nos influences à l’intérieur d’un seul et même morceau, ce qui peut donner des morceaux contre natures avec des couleurs psyché mais des tonalités froides, à la fois ultra-fuzzy mais joués avec une énergie punk.

druids of the gué charette

Pouvez vous nous parler des groupes qui vous ont influencé ?

Comme je le disais plus haut, nous avons tous des parcours musicaux extrêmement variés. Mais j’imagine que nos goûts musicaux ont été influencés par les portes d’entrées que nous avons découvertes quand nous étions jeunes, au tournant des années 2000. L’apparition de groupe comme les White Stripes nous ont orientés vers des groupes cultes comme les Stooges, les Cramps, Dead Moon ou le Gun Club, ainsi que sur les compilations type Nuggets, avec des groupes comme les Sonics, les Seeds ou Music Machine. A la même époque, les Queens of The Stone Age nous emmenaient vers le heavy seventies de Black Sab’ ou Blue Cheer et le stoner (Kyuss, Fu Manchu, Monster Magnet) qui eux-même ont pu nous pousser vers le doom (Candlemass, Saint Vitus..). La réponse anglaise de l’époque (Libertines, Artic Monkeys) nous a fait creuser les recoins du punk britannique (Buzzcocks, the Jam, etc.) tandis que le revival post-punk (Interpol, Editors, etc) nous destinaient à découvrir Joy Division ou Bauhaus mais aussi le shoegaze zt le rock gothique, de My Bloody Valentine à A Place to Bury Strangers. On a aussi beaucoup été marqué par l’indie-rock des Pixies ou de Sonic Youth. C’était les débuts de l’ère numérique et du téléchargement, pour n’importe quel curieux, le nombre de découvertes hebdomadaire est rapidement devenu sans limites. J’imagine que cette boulimie est en grande partie responsable de notre son actuel. Par la suite on a été profondément marqué par l’arrivée des Black Angels, qui là encore nous ont poussés à creuser le psyché et le prog, des 13th Floor Elevators à Hawkwind en passant par Can et Neu. En ce qui nous concerne, les années 2010 ont surtout été marquées par le renouveau garage-rock, avec successivement Black Lips, Ty Segall, Oh Sees et plus récemment King Gizzard.

Votre album “talking to the moon” m'a vraiment fasciné ! (cf ma chronique !) J'ai eu l'impression que les Cramps tapaient le boeuf avec les stooges et joy division ! Parlez nous un peu de la composition et de la réalisation de cet album ?

On est trois bassistes de formation dans le groupe, du coup on compose généralement à partir de la basse, avec des lignes de basse très franches se souvent saturées qui constituent la colonne vertébrale des morceaux. Comme nous n’avons qu’une guitare, la basse joue souvent aussi un peu le rôle de guitare rythmique avec une fuzz qui lui donne énormément de place dans le mix. Notre clavier farfisa vient l’appuyer et donne probablement le côté garage et rock 60’s, tandis que notre guitariste va appuyer le côté psychédélique et shoegaze avec partie gorgées de reverb. Notre batteur a un jeu naturellement très punk pour le côté brut, tandis que la voix va appuyer l’ambiance gothique avec une voix d’outre-tombe plus rythmique que mélodique. Sur cet album, on a privilégié une approche la plus live possible, avec très peu d’arrangements et de sophistication, en cherchant un rendu le plus brut possible.

druids of the gué charette

On vous imagine aisément en groupe de scène, non ? Comment vivez vous la situation actuelle et avez vous déjà prévu de nouvelles dates ?

On est surtout un groupe de scène oui, on prend vraiment le live comme un espace de cérémonie électrique dans lequel on essaye de faire rentrer le public dans une espèce de transe. La période du confinement a été une énorme frustration, on a essayé d’utiliser ce temps pour trouver d’autres manières de travailler, notamment à distance, avec des cartes son, en bossant sur des reprises ou des démos de nouveaux morceaux. On a eu une dizaine de dates d’annulées, notamment nos releases-party et les festivals d’été tels que le Motocultor ou le Hellfest.  

Votre rock occulte de Brocéliande a t'il pour objectif de remettre de la mystique dans le rock ?

Totalement. Comme je le disais, on a connu la période de l’arrivée d’Internet et ça a ouvert des perspectives totalement dingues, mais on a aussi connu l’avant, lorsqu’on empruntait les disques à la médiathèque municipale ou qu’on les écoutait au hasard sur les bornes des enseignes culturelles, en découvrant les disques sans aucun contexte préalable et en se pointant aux concerts sans savoir a quoi s’attendre. Au passage la musique de manière générale a perdu de son aura mystique et de son mystère. Même sans parler des groupes les plus perchés des 60/70’s, aujourd’hui en deux clics, vous pouvez retrouver les photos de famille sur instagram du groupe le plus underground de l’autre bout de la planète, et il y a quelque chose d’un peu décevant là-dedans. Ce n’est pas pour cracher dans la soupe, mais ça fait partie de la volonté des Druids d’avoir un côté un peu hermétique, un peu obscur.

Vos albums préférés de tous les temps ?

Très dur de répondre a une question pareille, mais en piochant dans la discothèque idéale de chaque membre, on obtiendrait quelque chose dans ce goût là :

Love - Forever Changes

The Sonics – Here Are The Sonics

The Doors – The Doors

The Stooges – Funhouse

Hawkwind – Warrior On The Edge Of time

Black Sabbath – Masters Of Reality

Pixies - Doolittle

Joy Division – Unknown Pleasures

NoMeansNo – Wrong

Septic Death – Now That I Have Your Attention What Do I Do With It?

Mötörhead – No Sleep ‘Till Hammersmith

Nick Cave And The Bad Seeds – Tender Prey

Gun Club – Fire Of Love

Kyuss – Blues For The Red Sun

Queens Of The Stone Age – Songs For The Deaf

Interpol – Antics

Electric Wizard – Dopethrone

The Hunches – Exit Dreams

Black Angels – Passover

A Place To Bury Strangers - Worship

Si les Druids étaient un proverbe, une citation ?

« Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse. »

Quel est votre regard sur le monde actuel ? Quel impact a t'il sur votre musique ?

C’est un peu dur de résumer le regard sur le monde de chacun d’entre nous sans pondre un essai politique de 500 pages, à moins de tomber dans des raccourcis un peu grossiers. On y trouve d’ailleurs autant de raisons de s’enthousiasmer que d’être terrifiés. Cela dit, sans vouloir passer pour de vieux cons, disons que notre époque nous semble se caractériser par une forme d’atomisation de la société, permettant à chacun de pouvoir vivre dans des cocons philosophiques ou ils n’échangent qu’avec des contacts qui partagent leur point de vue sur les réseaux sociaux, et où les algorithmes ne leur suggère que du contenu « recommandé pour eux », c'est-à-dire allant dans leur sens. Une société d’individualisation ou l’on se définit plus facilement par ce qui nous oppose que par ce qui nous lie, et dans laquelle la moindre contradiction est perçue comme une agression, les individus ayant de moins en moins l’habitude de se confronter a des milieux sociaux qui ne sont pas les leurs. Encore une fois ça sonne un peu vieux con et c’est un constat qu’il faudrait nuancer. D’ailleurs en règle générale on évite de parler de sujets politiques dans nos chansons, essentiellement parce qu’un morceau de garage de 3 minutes ne nous semble pas un vecteur efficace pour développer des idées intelligentes de façon satisfaisante. Il y a toutefois quelques contre-exemples, tels que « Parasites » sur le dernier album, qui retourne contre les dirigeants politiques et les éditorialistes cette rhétorique ignoble qui consiste à comparer les pauvres et les bénéficiaires d’allocations à des parasites.

Un mot sur votre label, Beast Records ?

Beast Records est un label rennais qui effectue depuis plus de 15 ans un véritable travail de valorisation de la culture rock’n’roll dans notre région. Entre tout un pan de la scène australienne aux accents swamp rock et la publication des disques de tout un tas de groupe locaux, Beast nous a influencé avant même que le groupe n’existe lui-même. De la même manière, le label est intimement connecté au disquaire Rockin’ Bones à Rennes, d’où provient la plus grande partie de notre collection de disques, ainsi qu’au Binic Folks Blues Festival, qui est à nos yeux l’un des meilleurs festival du monde. Autant dire que sortir notre disque chez eux ça nous parait totalement dans l’ordre des choses, tout en étant une immense fierté pour nous. Notre disque est aussi co-produit par Mauvais Foi Records, un micro-label monté par des passionnés qui se sont rencontrés sur internet, ils ont été les tout-premiers à nous soutenir, dès la sortie de notre première cassette.

A vous de conclure comme vous le voulez :

Dans la nuit, la vérité. 


Druids playing rock 'n' roll in the forest of Brocéliande on the edge of a pond in the presence of a spiritual guide! Damn it, it could only have been a band interviewed by the Scribe! The Druids Of The Gué Charette produce a dark Rock, psychedelic and Post-Punk at the same time, between Garage and Progressive Rock ! A definitely not ordinary band ! I needed to know more! Here's their interview, made in a secret place of worship, during a clandestine ceremony...

druids of the gué charette

"You have to have chaos in yourself to give birth to a dancing star"

Hello DOTGC! First of all, can you introduce yourself to our readers and tell us about this strange surname?

Originally, the idea behind the Druids was to allow the rare rock'n'roll bands from our little corner of the Breton countryside to get together around a common project. It started out as a rather informal band with a fluctuating line-up. After the recording of our first EP in 2015, the band really stabilized. Druidism was a way of echoing a local imaginary that we all have in common, while the Gué Charette refers to a small pond in the Brocéliande country, known only to initiates, that our spiritual guide decided to set as the epicenter of our cult, at the end of a particularly wet night.

Between Psychedelia, Progressive Rock 70's, Post-Punk and Garage you didn't choose and that's good! How did you come up with such a mix?

We always thought that between psychedelism and Celtic Druidism, there was a kind of parallel to be drawn, the same relationship to the world, to the hidden forces of nature, and we started by building our music around a form of Heavy Psych. Nevertheless, given the cult members' varied musical backgrounds, it was important for us not to set any musical limits, and to leave everyone the space to express themselves, depending on whether they were more acid-rock, stoner, contemporary garage, shoegaze, cold-wave, or even punk or hardcore. On our first recordings, we often went from one song to the next. Today, we tend to make all our influences cohabit within the same track, which can give unnatural tracks with psychedelic colours but cold tones, at the same time ultra-fuzzy but played with a punk energy.

 druids of the gué charette

Can you tell us about the bands that influenced you ?

As I said before, we all have extremely varied musical backgrounds. But I guess our musical tastes have been influenced by the gateways we discovered when we were young, at the turn of the millennium. The appearance of bands like the White Stripes oriented us towards cult bands like the Stooges, the Cramps, Dead Moon or the Gun Club, as well as Nuggets-type compilations, with bands like the Sonics, the Seeds or Music Machine. At the same time, the Queens of The Stone Age took us to the heavy seventies of Black Sab' or Blue Cheer and the stoner (Kyuss, Fu Manchu, Monster Magnet) who themselves could push us towards doom (Candlemass, Saint Vitus...). The English response of the time (Libertines, Artic Monkeys) made us dig into the nooks and crannies of British punk (Buzzcocks, the Jam, etc.) while the post-punk revival (Interpol, Editors, etc.) destined us to discover Joy Division or Bauhaus but also shoegaze zt gothic rock, from My Bloody Valentine to A Place to Bury Strangers. We were also marked by the indie-rock of the Pixies or Sonic Youth. It was the beginning of the digital and download era, for any curious person, the number of weekly discoveries quickly became limitless. I imagine that this bulimia is largely responsible for our current sound. Later on we were deeply marked by the arrival of the Black Angels, who once again pushed us to dig into psyche and prog, from the 13th Floor Elevators to Hawkwind via Can and Neu. As far as we're concerned, the years 2010 were mainly marked by the garage-rock revival, with successively Black Lips, Ty Segall, Oh Sees and more recently King Gizzard.

Your album "talking to the moon" really fascinated me! (see my review!) I had the impression that the Cramps were kicking the beef with the stooges and joy division! Tell us a bit about the composition and the making of this album ?

We're three bass players in the band, so we usually compose from the bass, with very straight bass lines often saturated which is the backbone of the songs. As we only have one guitar, the bass often also plays a little bit the role of rhythm guitar with a fuzz that gives it a lot of palce in the mix. Our farfisa keyboard comes to support it and probably gives the garage and 60's rock side, while our guitarist will support the psychedelic and shoegaze side with a reverb-swilling part. Our drummer has a naturally very punk playing for the raw side, while the voice will support the gothic atmosphere with a voice from beyond the grave more rhythmic than melodic. On this album, we've favoured the most live approach possible, with very few arrangements and sophistication, looking for the rawest possible rendering.

druids of the gué charette


It's easy to imagine you in a stage group, isn't it? How do you live the current situation and have you already planned new dates?

We're mostly a live band, yes, we really take live as an electric ceremonial space where we try to get the audience into a kind of trance. The confinement period was a huge frustration, we tried to use this time to find other ways to work, like working remotely, with sound cards, working on covers or demos of new songs. We've had about ten dates cancelled, including our release parties and summer festivals such as Motocultor or Hellfest.  

Does your occult rock from Brocéliande aim to put mysticism back into rock?

Totally. As I was saying, we went through the period when the Internet arrived and it opened up some totally crazy perspectives, but we also experienced the front end, when we borrowed records from the municipal media library or listened to them at random on the terminals of cultural signs, discovering records without any prior context and showing up at concerts without knowing what to expect. In the process, music in general has lost its mystical aura and mystery. Even without mentioning the most perched bands of the 60/70's, today in two clicks, you can find the family photos on instagram of the most underground band on the other side of the planet, and there's something a bit disappointing in that. It's not to spit in the soup, but it's part of the Druids' desire to have a slightly hermetic, slightly obscure side.

Your favourite albums of all time?

It's very hard to answer such a question, but if you go to each member's ideal discotheque, you'll get something in that taste:


Love - Forever Changes

The Sonics - Here Are The Sonics

The Doors - The Doors

The Stooges - Funhouse

Hawkwind - Warrior On The Edge Of time

Black Sabbath - Masters Of Reality

Pixies - Doolittle

Joy Division - Unknown Pleasures

NoMeansNo - Wrong

Septic Death - Now That I Have Your Attention What Do I Do With It?

Mötörhead - No Sleep 'Till Hammersmith

Nick Cave And The Bad Seeds - Tender Prey

Gun Club - Fire Of Love

Kyuss - Blues For The Red Sun

Queens Of The Stone Age - Songs For The Deaf

Interpol - Antics

Electric Wizard - Dopethrone

The Hunches - Exit Dreams

Black Angels - Passover

A Place To Bury Strangers - Worship

If the Druids were a proverb, a quotation?

 
"You have to have chaos in yourself to give birth to a dancing star"

How do you see the world today? What impact does it have on your music?

It's a bit hard to sum up the way we all look at the world without writing a 500-page political essay, unless you fall into some kind of rude shortcuts. In fact, there are as many reasons to be excited as there are to be terrified. Having said that, without wanting to sound like old fools, let's say that our era seems to be characterized by a form of atomization of society, allowing everyone to live in philosophical cocoons where they only exchange with contacts who share their point of view on social networks, and where the algorithms only suggest content "recommended for them", i.e. going their way. A society of individualization where we define ourselves more easily by what opposes us than by what binds us, and where the slightest contradiction is perceived as an aggression, as individuals are less and less used to confronting social environments that are not their own. Once again, this sounds a bit old-fashioned and it is a statement that should be qualified. As a general rule we avoid talking about political subjects in our songs, mainly because a 3-minute garage song doesn't seem to be an efficient vector to develop intelligent ideas in a satisfactory way. However, there are some counter-examples, such as "Parasites" on the last album, which turns against political leaders and editorialists this despicable rhetoric of comparing the poor and benefit recipients to parasites.

A word about your label, Beast Records?

Beast Records is a Rennes-based label that has been working for more than 15 years to promote rock'n'roll culture in our region. Between a whole section of the Australian swamp rock scene and the release of records by a whole bunch of local bands, Beast influenced us even before the band existed. In the same way, the label is intimately connected to the Rockin' Bones record store in Rennes, where most of our record collection comes from, as well as to the Binic Folks Blues Festival, which is in our opinion one of the best festivals in the world. So releasing our record at their place seems totally in line with the order of things, while at the same time being an immense source of pride for us. Our record is also co-produced by Mauvais Foi Records, a micro-label set up by fans who met on the internet, they were the very first to support us, from the release of our first cassette.

It's up to you to conclude as you want:

In the night, the truth. 





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