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Sélection

Mémoires des Vikings ...et plus ...Entretien avec SKALD - Pierrick Valence & Justine Galmiche - Octobre 2020 - Skype

Entretien via Skype avec Pierrick Valence et Justine Galmiche...
"En ce moment j'ai l'impression qu'on vit une forme de Ragnarok, on arrive a la fin d'un modèle, la fin d'une civilisation" (Pierrick Valence)

Skald, notre prétendant français au trône du groupe de néofolk d'inspiration nordique sort avec Viking Memories un deuxième album fort attendu après le succès de leur premier,  le Chant des Vikings...Plus intimiste, mais aussi plus ouvert sur différentes cultures et réflexions en miroir avec notre réalité contemporaine, ce nouvel album risque fort de séduire les fans de Wardruna ou autres Danheim. J'ai eu la chance de m'entretenir avec Pierrick et Justine, deux des trois voix de ce projet hors du temps qui fait tant de bien en cette période sombre et anxiogène? je vous invite en voyage au pays des vikings mais pas seulement car, vous le verrez, le groupe a élargi ses horizons. Un entretien passionnant et pédagogique avec deux passionnés.


Bonj…

MUSIQUE POUR LA CHUTE - INTERVIEW AVEC WORHS - LE SCRIBE DU ROCK




 Entretien avec WILLOWWLWD

Worhs est un "groupe" assez unique en son genre...Déjà, musicalement, amusez vous à classer leurs albums et vous verrez. Ils ont ce "petit plus" qui rend les groupes fascinants, y compris lorsqu'ils évoluent dans un genre assez nouveau. Mix de Black Metal, de Post-Punk, de Psychédélisme, le son de Worhs ne cesse d'évoluer, à l'image de ce nouvel album sorti aujourd'hui même (si, si !) "Plus Dure Sera La Chute" qui ouvre encore de nouvelles portes dans l'oeuvre de Worhs, et qui n'était bien sûr pas encore sorti lors de cette interview avec la tête pensante du groupe, WLWD... Entretien avec une créature musicale fascinante et hors du commun...


worhs

Bonjour Willow, peux-tu nous parler de Worhs ? Que représente ce projet pour toi ? 



W : Salut ! Worhs est le fourre-tout dans lequel je m’exprime musicalement, qui existe sous diverses formes depuis 2009 ou 2010. Il a connu plusieurs noms mais s’appelle comme ça depuis la sortie du premier album Le Temps des Blasphèmes il y a quelques années. C’est un projet extrêmement intime dans lequel je mets toutes mes tripes, ma rage, ma mélancolie et tout le reste de ce qui peut m’animer au quotidien ou de façon ponctuelle. Nijmaa m’a rejoint en tant que batteur de session au moment de l’enregistrement de Ballerine Sourde, et a finalement su mettre sa patte dans le projet, ce qui fait que sur les albums à venir il est également compositeur à 50% et qu’il y joue un peu de tout au même titre que moi. 



Votre Black Metal, bien qu’abrasif, possède aussi des ramifications qui m’ont ramené vers le Post-Punk. Est-ce quelque chose qui te parle ? 



W : Oui complètement, et la teneur Post-Punk est complètement assumée. C’est un genre qui me parle beaucoup et qui constitue presque la majorité de ce que j’écoute de façon générale. Nous avons d’ailleurs un autre projet avec Nijmaa qui s’appelle WDNxH, qui est un mélange de Post-Punk, de Darkwave et de plus ou moins tout ce qui peut graviter autour. Un album va sortir très bientôt par ailleurs, bien que nous ayons déjà quelques single en ligne.


Ton premier Ep, Le Temps des Blasphèmes, est sorti en 2014. Dans quel état d’esprit étais-tu à l’époque ? Le style de Worhs était alors très abrasif et « raw ». Etait-ce du aux conditions d’enregistrement ou à une volonté de ta part ? 


W : Pour ce qui est de l’état d’esprit honnêtement je ne me souviens plus exactement de tout à la perfection. Je peux te dire que tout est parti d’un ébauche de collaboration avec un artiste turc qui s’appelle Emir Togrul. Nous avons sympathisé au travers d’une interview dans un premier temps, puis sommes devenus amis proches et nous avons décidé de faire un album ensemble. Le processus était très intense et de la composition à l’album fini il ne s’est écoulé qu’une semaine et demi. Il s’était occupé du chant et de la batterie. Puis notre relation est partie en vrille sur plusieurs points, je suis tombé fou amoureux de lui ce qui n’était pas réciproque et a mis un froid entre nous, et nous ne sommes pas tombés d’accord sur la manière de sortir cet album. De fait j’ai réenregistré la batterie et les voix moi-même avec des moyens techniques proches du rien du tout, et absolument aucune compétence en mixage. Tout ça a donné un album absolument désastreux sur le plan sonore, que j’ai encore souhaité salir davantage pour avoir un son encore pire : on parle d’une époque où je n’écoutais grosso modo que Yayla, les Légions Noires et Manierisme. Bref, Emir et moi ne sommes plus du tout en contact depuis ce moment et le projet a suivi son cours, mais cette rencontre a été le « coup de pied au cul » qui m’a permis d’avancer et de sortir ce que je composais, sans appréhension. Quoi qu’il en soit c’est un album que je continue d’aimer, et que j’aimerais ré-enregistrer proprement un jour dans l’optique de rendre hommage à des morceaux comme Fanatisme, Destroyers of His Story ou La Mémoire Profanée, qui à mon sens le méritent. 

worhs le scribe du rock interview.

« Partir/Détruire » lui a succédé en 2016. Toujours cette même noirceur, même si la présence de contrebasse et d’arpèges de guitare folk amènent davantage de mélodie. Cet ep est-il symbolique d’une transition, d’une évolution ? 

“Partir/Détruire” followed up in 2016. Still the same blackness, despite doublebass and folk guitar arpeggios bringing some more melody. Is this Ep emblematic of a transition, of an evolution?

W : Alors effectivement je ne parlerais pas de transition, pour moi c’est simplement une suite logique. C’est un album sensiblement plus propre, plus mélodieux comme tu le disais, mais également beaucoup plus mélancolique. J’aime vraiment beaucoup cet album et j’y ai un attachement très spécial, il a représenté pour moi énormément de choses dans une période où ma vie bougeait beaucoup et où je franchissais des caps sans trop savoir où cela me menait. Je crois qu’on y trouve mes craintes de l’époque mais aussi mes espoirs, et le début d’un travail sur moi-même pour mieux me comprendre. C’est un album très personnel une fois de plus qui fait un peu office de journal intime, dans lequel j’ai beaucoup dévoilé de moi-même. Nous sommes en train de l’enregistrer de nouveau dans une version exclusivement acoustique, beaucoup plus riche harmoniquement, ce qui sera je l’espère un beau moyen de rendre hommage aussi à cet opus qui compte beaucoup pour moi.

worhs le scribe du rock interview

Tu es également porteur d’engagements, d’idéaux, peux-tu nous en dire un mot ? 


W : Je suis en effet quelqu’un de très engagé, bien que cela ne déteigne pas foncièrement sur ma musique. Les thématiques abordées par Worhs sont, une fois de plus, des thématiques qui me touchent directement dans la mesure où ce projet me sert vraiment de journal intime. Ainsi, en parlant de thématiques Queer, de thématiques liées au genre, à la sexualité, la volonté n’était pas réellement d’en faire quelque chose de politique mais quelque chose qui me ressemble. C’est devenu, par défaut, politique, du fait d’imbéciles venus pleurer que les LGBT leur volaient leur Black Metal, mais pour ça je ne peux rien et c’est un problème qui, de mon point de vue, ne regarde qu’eux. Notre démarche est sincère, et nous ne faisons ni dans la provocation ni dans la parodie. 



On en vient donc à « Ballerine Sourde » en 2018. A qui fait référence ce titre d’album ?



W : A moi ! J’avais un projet de Harsh Noise Wall qui s’appelait Deaf Ballerina à ce moment-là et qui m’a beaucoup porté notamment au travers de collaborations et d’échanges passionnants avec Julien Skrobek, une des personnes notables de ce mouvement. C’est un intitulé qui résume parfaitement mes dualités et contradictions permanentes, tout en introduisant la thématique du genre qui est absolument prédominante dans ma vie depuis mon plus jeune âge. 


worhs le scribe du rock interview

Ce dernier album est plus « accessible » que les précédents, même si les ingrédients sont les mêmes (un black metal mid-tempo ou doom, une voix arrachée qui parfois chante, des instruments parfois inhabituels). Ton évolution musicale te porte t’elle naturellement vers plus de musicalité ? Est ce une forme de « maturation » ?


W : Oui complètement, la musique est quelque chose que je découvre au fil de l’évolution de Worhs. Du premier album à maintenant j’ai acquis des connaissances plus pointues en musicologie ainsi qu’une formation en mix qui me permettent d’avoir une marge de manoeuvre plus imposante. Je pense que Ballerine Sourde conclut une lignée d’albums dont la recette a été épuisée. A présent, et ce dès notre quatrième album qui sortira très prochainement (le mix est quasiment fini, il est juste questions de peaufinages), la musique est éminemment plus riche et plus complexe. Mon travail d’écoute n’est pas le même non-plus et Nijmaa a su apporter une dimension beaucoup plus libre de la création sonore, là où j’étais enfermé dans des carcans dont je ne parvenais pas à sortir. Notre alchimie est parfaite en ce sens : il n’y a jamais de compromis mais que des solutions qui nous conviennent réellement à tous les deux, toujours au service de la musique et pas de nos egos. 



Quel est ton regard sur la scène Black Metal contemporaine ? 



W : Pour être franc avec toi, je ne la connais pas. Je n’écoute quasiment plus de Black Metal aujourd’hui, je crois que je sature de n’avoir écouté que ça pendant vraiment longtemps. Donc je ne sais pas du tout ce qui se fait pour l’heure, mais toute démarche visant à faire évoluer ce mouvement est la bienvenue à mon sens, au même titre qu’il n’est pas déconnant de vouloir faire du Black Metal exclusivement à l’ancienne. C’est une forme d’expression assez libre, autant en profiter ! 


Les groupes qui t’ont le plus inspirés ? 



W : Gris et Nargaroth dans un premier temps pour sûr, puis par la suite de plus en plus de choses. Je suis plus ou moins obligé de parler au présent, à une heure où nous avons fini de composer le cinquième album là où le quatrième n’est même pas sorti, mais je dirais King Crimson, Magma, Hypno5e et Kickback. 


Tes 20 albums préférés ? 


Dans un désordre absolu, et en gardant en tête que si tu me reposes la même question demain j’aurai changé d’avis dix fois : 1. Gris - Il était une forêt 2. Lana del Rey - Born to Die 3. Amesoeurs - Amesoeurs 4. Blacklodge - MachinatioN 5. Decline of the I - Inhibition 6. Kickback - No Surrender 7. Magma - Kohntarkosz 8. Liturgy - Vitriol 9. Hypno5e - Shores of the Abstract Lines 10. Gris - A l’Âme Enflammée, l’Âme Constellée 11. Make a Change… Kill Yourself - II 12. She Past Away - Belirdi Gece 13. Lebanon Hanover - Why Not Just Be Solo 14. Magma - Emehntehtt-re 15. King Crimson - The ConstruKction of Light 16. Deicide - Deicide 17. Nargaroth - Amarok 18. Etienne Daho - Les Chansons de l’Innocence Retrouvée 19. Archspire - Relentless Mutation 20. Bell Witch - Mirror Reaper 



Ton message au monde ? 



W : Qu’il se démerde et qu’il me foute la paix. 



Ajoute ce que tu veux : 



W : Merci pour ton temps ! On a plein de projets quasiment prêts à sortir dont l’album de WDNxH pour celles et ceux qui aiment danser. Pour Worhs le quatrième album « Plus Dure Sera la Chute » arrive bientôt et marquera un changement radical. Un album commun à nos deux projets et en gestation également et bref, on a hâte de sortir tout ça et de se focaliser sur le cinquième album de Worhs qui, je l’annonce, va nous demander un travail absolument titanesque. A bientôt ! Merci Willow !

worhs 2020 plus dure sera la chute





Worhs is a pretty unique "band"...Already, musically, have fun sorting out their albums and you'll see. They have that "little extra" that makes bands fascinating, even when they evolve in a fairly new genre. A mix of Black Metal, Post-Punk, Psychedelia, Worhs' sound keeps on evolving, like this new album released today (yes, yes!) "Plus Dure Sera La Chute" which opens new doors in Worhs' work, and which of course wasn't yet released during this interview with the band's thought leader, WLWD... Interview with a fascinating and unusual musical creature...

worhs


Translation by SHEITAN BLOCH


Hi Willow, can you tell us a bit about Worhs? What is this project to you?

Hi! Worhs is the catch-all in which I musically express myself and it has been existing since 2009 or 2010 in various forms. It was known under several names but it's been called this way since the first album release “Le Temps Des Blasphèmes” some years ago. It's a very intimate project in which I put all my guts, my rage, my melancholy, and all that may move me, either daily or occasionally. Nijmaa initially joined me as a session drummer during the recording of Ballerine Sourde, he learnt how to bring his personal touch to the project, so he is half-composer and multi-instrumentist just like me on the upcoming albums.

Your Black Metal, albeit abrasive, has ramifications that brought me back to Post-Punk. Does this speak to you

Definitely, and the post-punk content is totally assumed. I feel in touch with this genre and generally it's almost the majority of what I listen to. Hence this other project called WDNxH we have with Nijmaa, which is a blend of Post-Punk,Darkwave, and more or less anything in this sphere. An album is due very soon, but there already are some singles online

You released your first Ep “Le Temps des Blasphèmes” in 2014. What was your state of mind at that time? The style of Worhs was very abrasive and raw back then. Was it due to the recording process or was it intentional?

As for the state of mind, I don't remember everything perfectly. What I can tell you though is that it all began with the draft of a collaboration with turkish artist Emir Togrul. We first got on through an interview, then we became close friends and decided to make an album together. The process was very intense and it took only a week and a half from composition to finished album. He had done the singing and the drums. Then our relationship spinned out of control on several levels, I fell madly in love with him, which wasn't reciprocal and cast a chill between us, and we couldn't agree on how to release this album. So I redid the drums and the voices myself, with technical means close to nothing and absolutely no competence in mixing. All this resulted in a sonically utterly disastrous album, that I wanted to soil more to get an even worse sound: we are talking of a time by which I almost only listened to Yayla, Légions Noires et Manierisme. Anyway, since then Emir and I are not in contact anymore and the project went on its way, but this encounter was the trigger that allowed me to go forwards and release my compositions without apprehension. I still love this album, I'd like to re-record it properly one day so to pay my respects to tracks like Fanatisme, Destroyers of His Story or La Mémoire Profanée which, to me, deserve it. 


worhs le scribe du rock interview

“Partir/Détruire” followed up in 2016. Still the same blackness, despite doublebass and folk guitar arpeggios bringing some more melody. Is this Ep emblematic of a transition, of an evolution? 

I wouldn't call it a transition, it's only the logical follow-up to me. It's a distinctly cleaner and, as you pointed out, more melodic album, but also much more melancholic. I really love this album with a very special feeling, it meant much to me at a time when my life was changing a lot and I was passing milestones without really knowing where I was going. I believe you can find my fears of those days within it, but also my hopes and the beginning of a work on me to better understand myself. Once again it's a very personal album, a bit like a diary, in which I exposed a lot of me. We are currently in the process of re-recording an unplugged version, much richer harmonically, and I hope it will beautifully pay its respects to this meaningful and special opus to me.


worhs le scribe du rock interview

You also bear commitments and ideals, can you tell us about them?

I am indeed very committed, athough it doesn't fundamentally reflect in my music. Once again, the thematics in Worhs are directly linked to me as this project is really a personal diary. So, when talking about queer, gender, sexuality, it's not about making something political but rather about making something that resembles me. It became political because of morons crying that LGBT were stealing their black-metal, but I can't do anything about that and for me it's only their problem. Our process is sincere, we don't indulge in provocation or parody.

“Ballerine Sourde” is released in 2018. Who references this title?

Me! At that time I had a Harsh Noise Wall project called Deaf Ballerina that sustained me through collaborations and passionate exchanges with Julien Skrobek, one of the notable figures of this movement. It's a name that perfectly sums up my dualities and permanent contradictions, as well as introduces the gender theme, which is absolutely proeminent in my life since I am young.


worhs le scribe du rock interview

This latest album is more “accessible” than the previous ones, even if the ingredients are the same (a mid-tempo or doom black-metal, a torn voice sometimes singing, and sometimes unusual instruments). Does your musical evolution naturally bring you towards more musicality? Is it some sort of “maturation”?

Completely, music is something I have been discovering through the evolution of Worhs. Since the first album I have acquired a more comprehensive knowledge of musicology and a mixing training that have allowed me a bigger room for maneuver. I think that Ballerine Sourde ends up a series of albums whose recipe has run dry. From now and our soon-to-be-released fourth album on (mixing is almost done, only a few tweakings left), music is eminently richer and more complex. My listening process isn't the same anymore and Nijmaa brought me a much more free dimension in sonic creation, where I was stuck in constrainsts I couldn't escape. In this way our alchemy is perfect: there are no concessions but solutions that really fit both of us, always at the service of music and not of our egos.

What is your opinion on the contemporary Black Metal scene?

To be honest with you I don't know it. I almost don't listen to Black Metal anymore these days, I think I've reached saturation point from having been listening to only that for so long. So I really don't know what is done nowadays, but I welcome every approach that tends to make this movement evolve, as well as it is not stupid either to keep doing old-school Black-metal. It's quite a free way of expression, so let's make the most of it!

The most inspiring bands for you?

First and obviously Gris and Nargaroth, then more and more things. I have to talk in the present tense as the fifth album is already composed while the fourth one isn't realised yet, and I would say King Crimson, Magma, Hypno5e and Kickback.

Your top-twenty albums?

In absolute disorder, and keeping in mind that my opinion will have changed ten times if you ask me the same question tomorrow:

1. Gris - Il était une forêt 2. Lana del Rey - Born to Die 3. Amesoeurs - Amesoeurs 4. Blacklodge - MachinatioN 5. Decline of the I - Inhibition 6. Kickback - No Surrender 7. Magma - Kohntarkosz 8. Liturgy - Vitriol 9. Hypno5e - Shores of the Abstract Lines 10. Gris - A l’Âme Enflammée, l’Âme Constellée 11. Make a Change… Kill Yourself - II 12. She Past Away - Belirdi Gece 13. Lebanon Hanover - Why Not Just Be Solo 14. Magma - Emehntehtt-re 15. King Crimson - The ConstruKction of Light 16. Deicide - Deicide 17. Nargaroth - Amarok 18. Etienne Daho - Les Chansons de l’Innocence Retrouvée 19. Archspire - Relentless Mutation 20. Bell Witch - Mirror Reaper

Your message to the world?

That it minds its own business and leaves me alone.



Add what you wish :

Thanks for your time! We have lots of projects almost ready for release, of which the  WDNxH album for those inclined to dance. Concerning Worhs the fourth album « Plus Dure Sera la Chute » is out soon and will mark a radical move. A collaboration album between our two projects is also in the making and we look forward to releasing all that and getting focused on the fifth Worhs album, which, mark my word, will need a absolutely colossal work from us. See you soon! 

Thanks Willow!



worhs 2020 plus dure sera la chute


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