Voyage Cosmique en Mode Black Metal : Entretien avec MADRYAL


Étrange histoire que celle de Madryal...Ce one man band fut au départ un groupe créé en 1997 à Chartres. Comme vous le verrez, Madryal a été bâti sur les ruines d'un groupe de Death Metal nommé Kaedes. Et puis, après une première démo sortie en 1999, le groupe va prendre un long repos. Vingt ans après c'est le seul Madryal (Bruno) qui revient avec un album complet (enfin) plein d'un Black Metal cosmique et symphonique, bourré d'ambiances splendides. Un album a côté duquel vous êtes sans doute passés, mais il n'est pas trop tard pour y venir, il se nomme "Titan Reign". Entretien avec Madryal...

Entretien avec Madryal, le 19/10/2019



madryal titan reign

Bonjour Madryal, peux-tu nous présenter le projet ?


Salut, Madryal, c’est une histoire assez dingue ! Madryal était à l’origine un groupe Chartrain de Death metal, « Kaedes » avec un line-up classique, 2 guitares, 1 bassiste – chanteur, 1 batteur. Nous avions créé ce groupe avec le batteur, Jérémie, en 1997. J’en était le compositeur principal et lead guitare. La scène métal n’étant pas très développée à Chartres à cette époque, nous avions décidés, avec Jérémie, de nous expatrier au Mans. Nous y avions eu un super accueil, lors d’un festival metal, organisé lors de la fête de la musique, en place centrale, noire de monde !

Cette période était vraiment excellente, nous vivions dans une maison, avec le batteur, on répétait quand on voulait. Assez rapidement, nous nous sommes orientés vers le Black Metal, pour les ambiances sombres, les envolées, les blasts. Nous découvrions les Emperor, Enslaved, Marduk, Dark Funeral, Limbonic Art, Abigor, Immortal etc..

Nous n’étions pas forcément attirés par l’imagerie « satanique », je suis athée à 200%, plutôt par l’ambiance Viking, Païenne, mais c’est avant tout les ambiances qui nous ont attiré. Nous adorions les compos qui évoluent, d’une ambiance à l’autre, sans forcément revenir sur un couplet, un refrain. Je composais vraiment comme une exploration. De cette période, est sorti une démo 4 titres CD autoproduite « Nuclear Winter », ainsi que 6 autres titres jamais sortis.
Puis les hasards de la vie, la motivation des uns et des autres, les obligations professionnelles, bref, tout cela à fait que ce projet c’est arrêté. Certains ont même carrément arrêté de faire de la musique.
De mon côté, après avoir participé à différents projets, dans lesquels j’officiais comme batteur, mais dans lesquels je n’y trouvais pas mon compte, j’ai fini par m’isoler, musicalement parlant, dans mon home studio.
Puis fin 2017, Damien de Cold dark matter records, m’appelle un soir, en m’expliquant qu’il venait d’écouter une démo tape de Madryal, qu’il avait accroché et qu’il voulait la ré-éditer sous son label !
Inespéré, après toutes ces années. Mais problème, je n’avais plus les enregistrements, à part un vieil exemplaire CD de la démo, les textes écrits, une vidéo de répète avec tous les morceaux et des bandes vidéos avec les riffs de guitare enregistrés en 2000, pour ne pas oublier les riffs…
Mais là l’envie de refaire vivre ce projet est revenu immédiatement, je lui ai donc proposé de réenregistrer les 10 morceaux, seul !
Me voilà donc lancé pour un an et demi de réapprentissage des riffs, de programmation de la batterie, vue que Jérémie avait arrêté la batterie. Son jeu de batterie, trop différent du mien, ne me permettait pas de pouvoir assurer les parties moi-même. Il a fallu que je retravaille le chant, que je compose les textes manquants, que je trouve l’artwork etc…
Et voilà « Titan Reign » sort enfin ! Il ne sort pas sous le label Cold dark Matter, car nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord sur la façon de collaborer, mais je lui dois ce nouveau départ !
Je ne sais pas encore ce que ce projet va devenir, j’ai encore 6 morceaux composés, lors de cette période d’isolement. Mais je compte bien le continuer.



Madryal existe depuis 1998 et tu as sorti un seul album. Que s'est il passé ?

Après la première démo, nous avions été obligés de quitter la maison qu’on louait, trop de bruit ! :))
Nous sommes revenus répéter sur Chartres, chez Jérémie. Nous répétions le week-end. Lors de cette période, nous avons composé les 6 autres morceaux, remaniés les 4 morceaux de la démo. (Morceaux qui figurent sur Titan Reign).
Mon souhait était de pouvoir rétablir la situation du Mans, en collocation.
Malheureusement, la modification des centres d’intérêt de chacun et les différences de point de vue, ont fini par me pousser à mettre un terme au groupe. J’ai continué à utiliser le nom du groupe comme pseudo, lors de mes collaborations avec les autres projets. 
Pendant ce temps-là, Fred, le second guitariste à continuer à distribuer la démo, en K7, sans mon accord, après séparation du groupe. Sur le coup, ça m’a rendu furax, d’autant que je suis tombé sur une interview de lui, dans laquelle il nous descendait, Jérémie et moi, se présentant lui-même comme la « tête pensante de Madryal », trop drôle ! mais finalement avec le recul, ça a participé à faire un peu connaître Madryal en marge de la scène, comme un groupe « Fantôme ». Il a par la suite rejoint Inkisitor sous le nom Pie666.


Tu as joué dans le groupe de Black/Death Azziard et dans le groupe de Death Metal Sinister Faith. Peux-tu nous parler de ces expériences ?


Comme je l’ai expliqué, après Madryal, j’ai repris la batterie, mon instrument d’origine. Mais très rapidement il a fallu que je bosses l’instrument comme un fou pour obtenir le « niveau requis ».
J’ai commencé par un groupe de «Brutal death » histoire de me foutre la barre bien haute ! (Dissectomy).
Mais le côté trop « rythmique technique » sans ambiance a fini par me lasser. Le fait d’avoir composé tant d’ambiances dans Madryal, me rendait également exigeant dans mes attentes, au niveau des guitaristes.
J’ai donc tenté l’aventure avec Azziard, qui cherchait un batteur. C’est vraiment lors de cette période que j’ai pu faire de la scène de manière plus régulière. J’ai enregistré avec eux Eternal Remains. J’ai de très bons souvenirs de cette époque. C’était compliqué parce qu’il fallait que je fasse beaucoup de km pour aller répéter sur Nanterre.
Encore une fois, je trouvais également que tout le monde ne s’impliquait pas autant qu’il aurait fallu et j’ai fini par partir. A priori ils ont fini par trouver la bonne formule, vu qu’ils ont quand même évolué dans la scène métal Française, sorti 2 albums, participé au Hellfest, bref bravo les mecs !
De là, commence ma collaboration avec Sinister Faith, renommé en Unreason. Également quelques concerts, à la péniche, au Klub…D’ailleurs il y a 2 vidéos sur youtube « Humanophobic et Disgorge ».
Mais…encore une fois, insatisfait musicalement, j’ai fini par laisser tomber les groupes. Comme toutes ces années j’avais rassemblé pas mal de matos d’enregistrement, de guitares, batterie, pratiquant les 2 instruments, j’ai fini par me résigner à composer et jouer intégralement la musique, me permettant de réaliser les ambiances que je cherchais depuis tout ce temps.
Je me suis enfermé dans mon studio à la recherche d’un son, d’une ambiance, une exploration sonore!

Ton Black Metal est influencé, selon ton Bandcamp, par Emperor, Enslaved, Dark Funeral mais avec un son moderne. Peux tu nous dire ce que chacun de ces groupes t'a apporté, et qu'est ce que tu entends par “son moderne” ?

Il m’ont apporté, je penses, le sens du riff « martial », ces envolées, l’art d’allier ces ambiances sombre et magistrales à la fois ! Et aussi, le fait d’évoluer sans cesse à chaque album, de proposer un nouveau son, quitte à décevoir les « puristes ». Surtout chez Enslaved, Emperor et Ishahn, moins chez Dark Funeral. J’ai toujours pensé en musicien, pas en guitariste de groupe de Black ou batteur de Death metal.
J’adore également « Domination » de Morbid Angel, je trouve qu’il a une ambiance générale d’un bout à l’autre de l’album, Le solo de Eyes to see, l’ambiance des intermèdes, Hatework, tout est bon sur cet album qui, je pense, m’a marqué définitivement.
Concernant l’aspect moderne, c’est plutôt ma recherche du son propre, précis, puissant, agréable à écouter, présent et ample.
Je sais que je ne vais pas me faire que des amis et je sais que pour certains puristes, le son crade, agressif, mal défini, cela fait partie du style, mais trop souvent j’ai trouvé que cela desservait les riffs. Certains riffs sont géniaux et magnifiques mais je trouve que l’impact émotionnel s’en trouve modifié vers un aspect dérangeant, sûrement volontairement, mais je passe à côté de ça. Donc c’est plutôt cet aspect du son que je qualifie de moderne. Beaucoup de prods modernes professionnelles sont excellentes en terme de son. Encore faut-il le bon producteur aux manettes.

Moi, je fais avec mon expérience, j’ai suivi des formations, visionné des centaines de tuto, expérimenté, etc..
J’ai encore beaucoup de progrès à faire mais je suis assez content du résultat de cet album.

Quel est le concept derrière Madryal ? Tes visuels sont très “cosmiques” et spatiaux. Te sens tu proche du Cosmic Black Metal de Eridanus Void ou Midnight Odyssey ?

En fait, il y a pleins de raisons qui m’amènent à cela.


Mes parents étaient férus de musique, ils ne pratiquaient pas d’instruments mais en écoutaient beaucoup. Dans les années 70, à la maison, je pouvais entendre du Vangelis, du Jean-Michel Jarre, du Johnny Hallyday, du Simon & Garfunkel, du Pink floyd…
Quelques albums ont certainement influencé mon approche de la musique. Je penses à « Spiral » de Vangelis, peu connu, d’«Oxygène» de Jean-Michel Jarre et « Hamlet » de Johnny Hallyday. C’est sûrement ce dernier qui m’a influencé sur la recherche de sonorités sombres et le goût de l’orchestration.

L’autre aspect qui m’a amené à cela, c’est mon intérêt pour la cosmologie. Je suis de formation technique et scientifique et depuis quelques années, je me nourri de conférences sur la relativité, la physique quantique, les origines de l’univers, le concept de réalité etc…
Lors de mes années « death-Black » j’ai aussi découvert Oxyplegatz, qui m’a ouvert la voie vers la possibilité d’associer ces univers, sans mauvais jeu de mots !
J’adore évidemment tous les films de SF, je suis un grand fan de « Matrix ».
Je ne connais pas les groupes que tu cites, mais je vais m’y intéresser.
Pour revenir aux 6 morceaux que j’ai composés, lors de mon « enfermement » dans mon studio, j’ai vraiment poussé ce concept en y intégrant des sons plus électroniques. J’ai d’ailleurs expérimenté une autre manière de composer mes morceaux. Au lieu procéder comme je le faisait habituellement, en partant d’un riff de guitare improvisé, puis en essayant d’en enchaîner un autre, cette fois-ci, j’ai écrit une histoire, en décrivant les ambiances associées. J’ai ensuite utilisé les instruments que j’avais à ma disposition pour recréer l’ambiance que j’avais imaginée en écrivant. Ce qui, à la base étaient plutôt une exploration « sous-marine » décrivant la découverte de ruines englouties, est devenu une exploration spatiale, expliquant la découverte d’une planète avec une civilisation éteinte, qui à laisser des indices pour les civilisations futures, décrivant leur extinction.
Ce sera, je pense, le prochain Madryal à sortir !

Tu sonnes plus proche de la scène scandinave que de la française. Peux-tu nous dire néanmoins ce que tu penses des groupes français, et lesquels trouvent grâce à tes yeux ?

Ah, oui effectivement. En fait, quand nous avons commencé avec Madryal en 97-98 la scène métal française n’était pas encore très bonne à mon goût, en Death metal et en Black metal! (NdS : ça se discute carrément !!) 
Certes il y avait quelques groupes plutôt Death comme Loudblast, No return…mais en Black Metal, c’était pas terrible. Souvent c’étaient des caricatures, le visuel y était, war paint, paroles satanistes, l’attitude, etc… mais rien de bien terrible musicalement. Depuis, des groupes excellents ont fait leur apparition, Gojira, Otargos, avec qui j’ai eu l’occasion de faire une première partie avec Azziard, Dagoba…et aussi quelques pointures à la batterie, Romain Goulon, batteur dans Necrophagist, Mickael Martin, le nouveau batteur d’Otargos, Mario Duplantier évidemment, et j’en oublies plein.
Comme ces styles musicaux, ne sont pas originaires de France, je penses qu’il y a eu une première période, pendant laquelle les groupes ont cherché à faire comme eux, pour s’approprier le style, le temps de digérer tout ça, et une deuxième période, plus « musicienne » où les groupes ont vraiment commencé à proposer leur approche, leur sonorité et a réaliser de très bon albums.
Mais encore une fois, peu importe la nationalité, je suis sensible au fait que chaque nouvel album apporte un truc nouveau. Je me trompe sûrement, mais j’ai souvent constaté que la scène Française amateur avait une tendance à rester sur les acquis. Il n’y a qu’à voir les annonces de recherche de musiciens, « cherche batteur pour cover…»
Mais je suis resté longtemps éloigné de la scène métal Française, donc j’ai sûrement une vision faussée de la situation.

Tes 20 albums préférés de tous les temps ?

« Domination » Morbid Angel


« Grin » Coroner


“Anthem to welking at dusk” Emperor


“Isa” Enslaved


“Pure Holocaust” Immortal


“Individual thought patterns” Death


“Symbolic” Death


“Focus” Cynic


“The slaughter of souls” At the Gates


“The way of Flesh” Gojira


“Nemesis Divina” Satyricon


“Storm of the light’s bane” Dissection


“The secret of the black art” Dark Funeral


“Moon in the scorpio” Limbonic Art


“Nexus Polaris” Covenant


“Puritanical Euphoric misanthropia” Dimmu Borgir


“Labyrinth” Fleshgod Apocalypse


“Atlantis” Atrocity


“Totenritual” Belphegor


“The great Mass” Septic Flesh


“Titan Reign”, ton album, est sorti cette année en digital, prévois tu une sortie physique ?


C’est très étrange, sur un autre projet metal- prog – Rock « No2 » que j’ai en parallèle, j’ai sorti 2 albums « Megalopolis » et « Ennemi », j’ai sorti les 2 albums en CD, autoproduits. Au moment de la sortie de ces albums, on m’a dit, « maintenant tu sais, tout se fait en digital, plus personne ne veut de CD ».

Effectivement, n’étant pas produit, pas de concerts, j’ai eu peu de ventes.
J’ai donc décidé de sortir « Titan Reign » en digital, sur Bandcamp. J’ai beaucoup d’écoutes mais aucune vente !! 😊))
J’ai une piste pour sortir cet album en physique, mais je ne peux rien confirmer pour l’instant car on a eu quelques échanges positifs avec un label Français que tu connais !
Nous devons en rediscuter bientôt, pour s’accorder sur une sortie CD ou Vinyl ou les 2 en 2020. Je croise les doigts !!!


Que veux-tu dire aux lecteurs du Scribe ?


J’espère que cet album va toucher les gens, c’est un peu l’Album de toute une vie pour ma part, et pourquoi pas, le proposer sur scène, si je trouve des musiciens qui soient prêts à m’accompagner dans cette nouvelle aventure. N’hésitez pas à me faire vos retours sur ma page Facebook, j’ai hâte de savoir comment cet album est perçu, bon ou mauvais, c’est important d’avoir ce retour, surtout quand on ne fait pas de concert.
Allez voir également mon projet parallèle « No2 » sur youtube, j’ai posté l’album Ennemi, ainsi qu’un clip « Debout».


Qu'est ce que le Black Metal selon toi ?

Pour moi, ce style à été le vecteur pour délivrer mes compos, pour les puristes, il reste un style issu de la scène scandinave et doit rester sous sa forme originelle. Je sais qu’on aime bien mettre les choses dans des cases définies, mais chaque groupe, y a apporté sa touche et à participé à le faire évoluer, lui faire prendre des formes diverses, mélangées aux autres courants du Metal. Il correspondait en parti à ce que je cherchais musicalement, à cette époque, sans remplir totalement le vide.
D’ailleurs il suffi d’observer vers quoi la plupart des ces groupes ont évolué, Ishahn a évolué vers un truc qui lui est propre, Enslaved à évolué vers des sonorités différentes à chaque album, Satyricon également.
Je pense que ce sont avant tout des musiciens.
Pour finir, je pense que ce style devrait évoluer en oubliant le côté « Satan », et profiter de sa richesse sonore, mélodique, c’est d’ailleurs ce qu’il me semble se passer actuellement. C’est plutôt l’aspect musical qui doit prendre le dessus, plus que l’aspect « idéologique ».
Mais le côté théâtral, me va bien, j’aime les concerts avec du visuel, du spectacle et de la mise en scène, toujours dans l’optique de mise en ambiance que j’évoque depuis le début.


A Bientôt !

Merci Madryal

madryal





Madryal


Style : Initialement « Black Métal » mais je le qualifierais plutôt comme « Martial Space war black metal »


Création : 1998 Par Madryal (Alias Bruno Vincent) et Jeremie Leroux


Line-up en 1999 :


Lead Guitars / Rythm Guitars / Lead Vocals: Madryal


Rhythm Guitars: Pie 666 alias Fred Coudreuse (Inkisitor)


Basse: François Dufour – Romuald (sur la démo 4 titres Nuclear Winter )


Drums: Jeremie Leroux – Madryal (Bruno Vincent) en 2007 sur « Celestial Corps »


Compositeur : Madryal (Bruno Vincent) / Jeremie Leroux


Lyrics : Fred Coudreuse sur la démo 4 titres, Madryal (Bruno Vincent) sur les autres titres.


Line-up Actuel : Madryal (Bruno Vincent) seul membre actif aujourd’hui


Localisation : en 99: Chartres 28, Aujourd’hui: Vernon 27


Discographie :


- En 1999 : « Nuclear Winter » Démo CD 4 titres autoproduite 


o On the Mass grave of our souls


o Sharp throes


o The sword…The Truth






- En 2007: « Celestial Corps » (Album 6 titres, Autoproduit mais non distribué)


o Celestial Corps


o Exploration


o Spectral Voyage


o The Exerience


o Desolation Land


o Return to the space ship






- En 2019 : « Titan Reign » (Album 10 titres, Autoproduit)


o Quantum Eternity


o Battle of the End of time


o Nuclear Winter


o Labyrinth of memories


o On the mass grave of our souls


o The sword…The truth


o Sharp throes


o Titan reign


o Revenge be mine


o The day the depths silenced the world


Démo K7 4 titre de « Nuclear Winter » Pirate, réalisée par Fred Coudreuse après séparation du groupe en 2000, sans accord mon accord. (Que l’on trouve encore sur le net).


Historique :


En 1998, près de Chartres, Madryal, Jeremie et François, membres à cette époque du groupe Kaedes, créent « Madryal », passant d’un Death Metal inspiré de Coroner, de Morbid Angel et de Death, à un Black Metal, inspiré d’Emperor, d’Immortal, d’Enslaved et de Satyricon, entre autres.


Très rapidement, ils sont rejoints par Fred Coudreuse comme guitariste Rythmique.


Afin de passer à stade plus sérieux musicalement, le groupe s’installe au Mans. En raison de ses études, François sera temporairement remplacé par Romuald.


Avec cette nouvelle formation, Madryal enregistrera la démo 4 titres « Nuclear Winter », avec les moyens du bord. Très rapidement 6 autres titres seront composés et les 4 titres de la démo sont retravaillés. 


En raison d’une situation difficile, professionnelle et personnelle des membres du groupes, ainsi que des difficultés à pouvoir trouver un lieu de répète, le groupe revient répéter à Chartres. Madryal, poussé par la difficulté de pouvoir motiver tout le monde à s’installer ensemble dans une nouvelle région, décide de couper court au projet et part vers de nouveaux horizons à Vernon, espérant trouver une nouvelle formation.


De 2000 à 2007, Madryal intégrera, en tant que batteur, successivement, Dissectomy (Brutal death), Azziard en 2005, Groupe de Black Métal qui tourne encore aujourd’hui et qui a participé au Hellfest 2014. Madryal figure sur la démo « Eternal remains », Sinister Faith (Brutal Death) et Unreason (Brutal death).


De 2007 à 2009, Madryal, ayant du mal à trouver la formation « idéale » et insatisfait musicalement, prend la décision de s’isoler dans son home studio, ayant acquis au fil des années des compétences en prise de son, mixage, afin d’y composer à nouveau, explorant une musique plus en accord avec les atmosphères sombres, mystérieuses et martiales recherchées depuis longtemps.


De cette exploration sortira les 6 titres de « Celestial Corps ». Mais faute de perte de contact avec le milieu metal, cet Album ne sera jamais distribué.


Après une longue période sans activité sérieuse musicalement, Madryal forme No2 avec Ares (Noel Besnard) au Chant. Ce projet plus « Rock – metal – Electro » engendrera 2 albums « Megalopolis » en 2012 et « Ennemi » en 2013. (Morceaux disponibles sur Youtube ). Dans ce projet studio, Madryal et Ares composent les morceaux mais tous les instruments sont réalisés par Madryal.


En raison d’ennuis de santé d’Ares, le projet sera mis temporairement en stand-by en 2014, mais Madryal et Ares ont continué le projet en pointillé jusqu’à aujourd’hui.


En octobre 2017, à la suite de l’appel de Damien Luce (Label Cold Dark Matter Records), qui propose à Madryal de ressortir la démo de 1999, via son label, Madryal lui propose de ré-enregistrer les 10 titres composés en 1999 et 2000. (Excepté la Batterie, le jeu de Jeremie étant trop différent).


Seules traces de ces morceaux, une vidéo de répète enregistrée en 2000, les structures des morceaux relevés sur papier et 2K7 de camescope, avec les riffs de guitare, réalisée par Madryal en 2010 pour ne pas oublier les morceaux. Jérémie ne pouvant plus assurer les parties de batterie et Madryal souhaitant conserver les parties de batteries identiques, elles seront finalement programmées à la cymbale près, par Madryal, se basant sur les prises de vues de 2000.


Après un travail de près de 2ans, Madryal termine enfin « Titant reign » assurant le mixage, le mastering, la composition des textes manquants, l’intro et 2 intermèdes et l’Artwork de la pochette. D’un commun accord avec Damien, il n’y aura pas de collaboration avec Cold Dark Matter Records.


Suite à cette sortie, Madryal prend la décision de continuer Madryal, pour éventuellement ressortir « Celestial Corps » et d’autres compos à venir, voir…de la scène.

A suivre…





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