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Sélection

Review - Sarkasm - Les Affres du Néant - French + English Text - 2021 - Epictural Production - Black Metal

  SARKASM Les Affres Du Néant 2021 Epictural Production Black Metal Les Affres du Néant by SARKASM Sarkasm, trio rennais, a beau être de fondation fort récente, il base son black metal sur des influences old-school, typiquement 90's, tout en arrivant à dégager suffisamment d'originalité pour éviter la pâle copie. Et quelle qualité ! A l'écoute de cet album, Les Affres du Néant, on est agréablement surpris d'entendre un nouveau groupe sonner de manière aussi torturée, obscure, malsaine. Loin de l'édulcoration prônée par quelques gauchos qui n'ont pas compris ce qu'était le BM, Sarkasm place ses pas dans la grande tradition, celle des norvégiens, bien sûr, mais aussi du BM français des années 90. Mais cela ne m'aurait pas suffit pour remarquer cet album au milieu du lot des sorties incessantes. Ce qui prime ici c'est la qualité des titres, brillamment composés et exécutés, avec de vrais riffs incisifs et qui vous perforent le fond de l'âme.  A l

FR/ENG interview : The Order Of Apollyon

BST THE ORDER OF APOLLYON

Il y a des groupes qui essaient de faire un mix entre Death Metal et Black Metal...et il y a The Order Of Apollyon. Eux n'essaient pas ! Leur mélange extrême est naturel et ne provoquera qu'une chose : l'annihilation pure et simple ! Explications avec B.S.T (chant et guitares) / There are bands trying to mix Death Metal and Black Metal...and there is The Order Of Apollyon. They don't try! Their extreme mixing is natural and will only cause one thing: pure and simple annihilation! Explanations with B.S.T (vocals and guitars)

Entretien avec B.S.T (Français/English)

Salut à vous Messire de l'ordre ! Le groupe fut fondé en 2008, Peux tu nous décrire les différentes étapes de cette naissance monstrueuse ?

BST: On pourrait dire que mon association avec Daniel Wilding est née d’un sentiment de manque d’accomplissement, et peut-être même d’ennui, au sein de notre groupe principal de l’époque. Nous avons donc décidé de réanimer ce qui était en vérité son projet personnel, Misery, avec lequel il avait enregistré quelles démos, EP, et tourné en Angleterre. La première base pour ce qui allait devenir L’Ordre d’Apollyon était une maquette qu’il avait fait seul, jouant tous les instruments, dans un style mélangeant le black metal et un Death massif, entre Immolation, Behemoth, et Marduk. Nous sommes ensuite reparti de zéro et j’ai pris en charge tout l’aspect composition/production.




D'emblée, avec The Flesh en 2012 vous imposez un Black/Death massif et puissant. Avec, de surcroit, un line up absolument impressionnant et international. Quelles étaient vos ambitions et les avez vous atteint ? 

BST: (c’était en 2010) Avec le recul, nos ambitions étaient peu réalistes, puisque nous souhaitions partir en tournée, et reprendre une formule de fonctionnement proche de celle de notre groupe précédent, qui était établi, et signé sur un gros label international. Nous n’avions aucun financement, et les noms des membres du line-up, s’ils ont permis de faire rapidement tourner le nom du groupe, ne nous ont pour autant pas ouvert les portes que nous imaginions, naïvement. Maintenant, je réalise que toute la démarche était inappropriée, et indigne du concept que je souhaitais développer. Il n’y a donc pas de regret à avoir, car les nombreuses erreurs qui jalonnent l’histoire de ce groupe, dont cet album dans sa réalisation, nous ont mené à aujourd’hui, une ère où le projet a le fonctionnement et l’identité qu’il devait avoir initialement.


THE ORDER OF APOLLYON THE FLESH

Quelles étaient les influences musicales du groupe à la base ?

BST: Marduk, Dissection, Behemoth, At The Gates, Keep Of Kalessin (avant qu’ils ne participent à l’Eurovision…). Ce genre de choses.

B.S.T (voix/guitares) tu sembles être la personne autour de laquelle tout cela gravite, il faut dire que ton pedigree (Genital Grinder, Garwall, Balrog, Aosoth, Aborted ou VI)  en impose ! Comment t'es tu retrouvé à jouer avec Daniel Wilding (Carcass, Aborted, Peter Benjamin (Akercocke, Pantheist), James Mc Ilroy (ex-Cradle of Filth) et un SK qui est un “all-star musician” (Antaeus, Temple of Baal, Livarkahil et bien d'autres) ? Le but était il de fonder l'armée Metal ultime ?

BST: Dans un premier temps, Daniel et moi jouions donc dans un groupe ensembles. Lorsque nous avons créé TOOA, la décision a été prise de compléter le line-up avec des Anglais plutôt que des Français parce que nous pensions avoir plus d’opportunités sur le territoire Britannique, ce qui était une erreur. Au final les quelques opportunités que ce premier album nous a apportées étaient plutôt en France, et ce line-up certes prestigieux, mais éloigné géographiquement, s’est avéré un handicap plus qu’un atout, d’autant plus que chacun était occupé avec multiples projets et obligations professionnelles, ce qui rendait le travail de planification de répétitions et concerts particulièrement cauchemardesque. C’est pour cela que lorsque Daniel a été recruté par CARCASS, et n’avait plus le temps pour se consacrer à TOOA, j’ai préféré repartir sur des bases nouvelles, et recruter un groupe de musiciens plus « locaux ».


THE ORDER OF APOLLYON BLACK DEATH META


En 2015 c'est l'heure de The Sword And the Dagger. Le line-up a bougé, Mc Ilroy et Wilding sont partis, Herr Kraus de Livarkahil rejoint le régiment en compagnie de Saroth (Temple of Baal, Valholl). S.K. Est le seul “survivant” du premier album avec toi, B.S.T. L'album est majestueux, imposant, avec ce côté un peu Rotting Christ dans les passages mid-tempo. L'ensemble est mélodique et épique avec un dosage de blast-beats et de mid-tempo assez idéal. Celui là sonne plus “sombre” que le premier. Quel est ton regard avec le recul ?

BST: Cet album est lui-même une sorte de rescapé. Au début de la production, le line-up de TOOA était toujours l’original. En cours de pré-production, Daniel nous a quitté, et j’ai décidé de programmer les batteries sur Addictive Drums, pour gagner du temps et économiser du budget. Peter Benjamin s’est avéré peu disponible et j’ai donc enregistré les parties basses moi-même. Encore une fois dans un souci de simplicité, j’ai également enregistré toutes les guitares rythmiques, et je suis allé à Londres pour enregistrer James, dont les parties Lead sont donc bien sur l’album. L’écriture des textes a trainé, et le manque de perspectives, les problèmes de line-up, et certains problèmes personnels, ont contribué à ralentir la production, qui au final s’est étalée sur plusieurs années, au moins trois ou quatre.
Clairement, j’ai été assez tenté de tout arrêter, et d’enterrer l’album, et le groupe avec. Puis effectivement j’ai recruté SK à la batterie, HK à la basse, et SR à la deuxième guitare, et nous avons pu faire quelques concerts, ce qui a suffisamment relancé la machine pour que je termine l’album.
Finalement, je le trouve assez bon malgré tous les problèmes qui l’ont entouré. Mais il a été totalement lâché par le label, qui ne croyait visiblement plus du tout en ce projet. Ce fut donc l’occasion d’un nouveau changement: trouver une maison de disque plus en phase avec notre démarche globale, et qui soit en mesure de vendre un minimum d’albums de ce style.
AGONIA Records était un choix assez logique, puisque j’étais satisfait de leur travail pour AOSOTH, et qu’ils adoraient « The Sword And The Dagger ». Ils étaient juste très étonnés de ne jamais en avoir entendu parler avant que je ne leur envoies le CD, preuve d’un travail de promotion bâclé voire inexistant.


THE ORDER OF APOLLYON THE SWORD AND THE DAGGER

Considères tu The Order comme un groupe ayant un message religieux ? Peux tu nous en parler ?

BST: Le projet explore la spiritualité, le rapport entre l’homme et le Divin, ainsi que les religions et leurs textes, ce qu’ils ont de fascinant, leurs ambiguïtés. Le message que l’on peut lire dans nos textes et nos visuels est en réalité multiple, puisque j’essaye de reproduire l’aspect codé des Ecritures, l’ouverture aux interpretations. Certains éléments peuvent même être considérés comme des tests de rorschach, ainsi peut-être que ce que le lecteur y trouvera renseignera plus sur lui-même que sur moi. 

A votre écoute les barrières musicales entre Death et Black semblent voler en éclats. Comment avez vous réussi cet amalgame ?

BST: J’ai été exposé à la musique dite extrême, principalement Thrash, Death Metal, et Grindcore, pendant la première moitié des années 90, et je n’attachais pas tant d’importance aux étiquettes à cette époque. J’ai l’impression que le Black Metal a cherché à se démarquer du reste à l’époque de l’Inner Circle, mais n’étant pas un petit bourgeois Norvégien, je me contrefous des soit-disant règles au sujet des différentes scènes et de leur styles qui ne doivent pas être corrompus par la moindre forme d’innovation.
J’ai donc toujours considéré toutes les musiques extrêmes comme voisines, et pouvant se marier, de la même manière que les scènes Metal et Punk se sont influencées mutuellement pour donner naissance au Thrash, Death, Black, et Grind.
C’est quelque chose de très naturel pour moi, et le Black Metal que je composerai aura toujours des influences Death, et inversement. 

En 2017 est sorti un split entre vous, les “cousins” de Temple Of Baal et VI, ton projet Black Metal sataniste. Tu peux nous en dire un mot ?

BST: Le projet était de réunir ces trois groupes pour fêter le nouveau départ de TOOA, avec la signature chez Agonia. J’ai pris en charger la production à l’exception des batteries enregistrées au Hybreed Studio pour Order et Temple, et au studio Vallet pour VI.
J’adore ce split, je trouve le morceau de VI excellent, surtout pour la performance du batteur (pour rappel je ne suis que bassiste session dans ce groupe). Le fait de collaborer entre personnes qui se respectent humainement et artistiquement est toujours un plus.


THE ORDER OF APOLLYON SPLIT

2018...Moriah...Putain ! Je ne m'en suis pas remis. Un mix de puissance, de brutalité et de vitesse inoui, avec une production absolument fabuleuse ! Behemoth et Marduk peuvent prendre leur retraite. Je trouve vraiment que c'est votre album le plus impressionnant. Comment avez vous réussi une telle prouesse ?

BST: La stabilisation du line-up, avec JZ à la batterie et AK à la basse et au chant, a été primordiale. L’énergie nouvelle, la motivation de chacun dans une même phase, le talent et l’aspect humain qui donne au projet un fonctionnement bien plus efficace… Les prises batterie jouent beaucoup dans le rendu final et nous avons pu les faire dans le studio de Saint Loup, qui appartient au père du batteur. Nous avons préparé l’album en répétant dans le studio où les prises allaient être faites, ce qui offre un confort assez inouï. L’atmosphère au sein d’un groupe a un impact clair sur la créativité, aucune énergie n’est perdue inutilement en querelle futile et autre problème d’égo. C’est donc à tout cela que j’attribue la réussite relative de ce disque.
J’en suis extrêmement satisfait en tout cas.


THE ORDER OF APOLLYON MORIAH


A.K. (Eros Necropsique, Decline of The I, Merrimack, Vorkreist, Waiting for my End) a rejoint l'équipage. Vous ne recrutez que des gachettes !!

BST: Excellente recrue oui, une des personnes les plus faciles à vivre que je connaisse, et un musicien versatile et très doué.

Comment définiriez vous la musique de The Order ?

BST: Je suppose que l’étiquette Black/Death est la plus simple pour décrire notre style à quelqu’un. Cela dit, de nos jour, la musique est directement accessible sur Youtube et les autres plates-formes. J’aurais donc tendance à vivre avec mon temps et envoyer un lien URL plutôt que d’avoir recours à une étiquette.

Le Black/Death est un des “sous-genres” les plus difficiles à décrypter, tant certains groupes tendent plus vers les univers du Death et d'autres vers le Black. Vous avez une préférence ?

BST: Comme dit plus haut, je vois la musique extrême comme un spectre plutôt qu’une grille avec des cases bien séparées les unes des autres. A mes yeux, TOOA est autant un groupe de Death Metal que de Black Metal. Mais ce n’est pas vraiment un sujet qui vaut la peine de débattre. J’aurais tendance à dire qu’il vaut mieux juste écouter les albums, les identifier par ce qu’ils nous inspirent plus que par un système compliqué de classement par genre.

Tes 20 albums préférés de tous les temps ?

BST: Merci pour ta clémence, la plupart des gens qui posent cette question ne laissent que trois ou cinq options.
Je vais essayer de te faire ça par ordre chronologique de découverte:
GNR « Appetite For Destruction »
Metallica « …And Justice For All »
Metallica « Ride The Lightning »
Metallica « Master Of Puppets »
Metallica « Kill ‘Em All »
Megadeth « Rust In Peace »
Pantera « Far Beyond Driven »
Slayer « Reign In Blood »
Slayer « Hell Awaits »
Sepultura « Schizophrenia »
Carcass « Symphonies Of Sickness »
Carcass « Heartwork »
Morbid Angel « Covenant »
Bathory « Under The Sign Of The Black Mark »
Mayhem « De Mysteriis Dom Sathanas »
Darkthrone «  A Blaze In The Northern Sky »
Deastpell Omega « Si Monvmentvm Reqvires, Circvmspisce »
Deathspell Omega « Fas - Ite, Maledicti, In Ignem Aeternum »
Foo Fighters « Waisting Light » 
Queens Of The Stone Age « Lullabies To Paralyze »
Petit bonus: Turbonegro « Party Animals », et « RockNRoll Machine »
Q14 : Que veux tu ajouter ?

BST: Merci beaucoup pour m’avoir donné cette occasion de discuter.

Continuez à soutenir votre scène.
L’Heure Du Jugement Est Proche.




THE ENGLISH VERSION 

THE ORDER OF APOLLYON

INTERVIEW

B.S.T.


BST THE ORDER OF APOLLYON


Greetings to you Gentleman of the Order! The group was founded in 2008, can you describe the different stages of this monstrous birth?


BST: One could say that my association with Daniel Wilding was born out of a feeling of lack of accomplishment, and perhaps even boredom, within our main group at the time. So we decided to revive what was really his personal project, Misery, with which he had recorded which demos, EP, and toured in England. The first basis for what would become The Order of Apollyon was a model he had made alone, playing all the instruments, in a style mixing black metal and massive Death, between Immolation, Behemoth, and Marduk. Then we started from scratch and I took care of the whole composition/production aspect.




Right from the start, with The Flesh in 2012 you are imposing a massive and powerful Black/Death. With, in addition, an absolutely impressive and international line up. What were your ambitions and have you achieved them? 


BST: (it was 2010) Looking back, our ambitions were unrealistic, since we wanted to go on tour, and adopt an operating formula similar to that of our previous group, which was established and signed on a major international label. We had no funding, and the names of the line-up members, while they allowed the band's name to rotate quickly, did not open the doors as we naively imagined. Now I realize that the whole process was inappropriate, and unworthy of the concept I wanted to develop. There is therefore no regret to have, because the many mistakes that mark the history of this band, including this album in its production, have led us to today, an era where the project has the functioning and identity that it should have initially.


THE ORDER OF APOLLYON THE FLESH

What were the musical influences of the group in the beginning?


BST: Marduk, Dissection, Behemoth, At The Gates, Keep Of Kalessin (before they participated in Eurovision...). That kind of thing.


Q4 : B.S.T (voice / guitars) you seem to be the person around whom all this gravitates, it must be said that your pedigree (Genital Grinder, Garwall, Balrog, Aosoth, Aborted or VI) imposes it! How did you end up playing with Daniel Wilding (Carcass, Aborted, Peter Benjamin (Akercocke, Pantheist), James Mc Ilroy (ex-Cradle of Filth) and an SK who is an "all-star musician" (Antaeus, Temple of Baal, Livarkahil and many others)? Was the goal to found the ultimate Metal army?


BST: At first, Daniel and I played in a band together. When we created TOOA, the decision was made to complete the line-up with English rather than French people because we thought we had more opportunities in the British territory, which was a mistake. In the end, the few opportunities that this first album brought us were rather in France, and this prestigious line-up, certainly prestigious, but geographically distant, proved to be a handicap rather than an asset, especially since everyone was busy with multiple projects and professional obligations, which made the work of planning rehearsals and concerts particularly nightmarish. That's why when Daniel was recruited by CARCASS, and didn't have the time to devote himself to TOOA, I preferred to start over on a new basis, and recruit a group of more "local" musicians.

THE ORDER OF APOLLYON BLACK DEATH META


In 2015 it is time for The Sword And the Dagger. The line-up has moved, Mc Ilroy and Wilding have left, Herr Kraus from Livarkahil joins the regiment with Saroth (Temple of Baal, Valholl). S.K. Is the only "survivor" of the first album with you, B.S.T. The album is majestic, imposing, with this side a little Rotting Christ in the mid-tempo passages. The whole is melodic and epic with a mix of blast-beats and mid-tempo quite ideal. This one sounds "darker" than the first one. What is your look in retrospect?


BST: This album is itself a kind of survivor. At the beginning of production, the TOOA line-up was always the original. During pre-production, Daniel left us, and I decided to program the batteries on Addictive Drums, to save time and money. Peter Benjamin was not very available and so I recorded the lower parts myself. Again for the sake of simplicity, I also recorded all the rhythmic guitars, and I went to London to record James, so the lead parts are on the album. The writing of the texts dragged on, and the lack of perspectives, line-up problems, and some personal problems, contributed to slowing down production, which in the end took several years, at least three or four.

Clearly, I was quite tempted to stop everything, and bury the album, and the band with it. Then I actually recruited SK on drums, HK on bass, and SR on second guitar, and we were able to do some gigs, which gave the machine a boost enough to finish the album.

In the end, I find it quite good despite all the problems that surrounded it. But he was totally abandoned by the label, which obviously no longer believed in this project at all. So it was an opportunity for a new change: to find a record company that was more in line with our global approach, and that would be able to sell a minimum number of albums in this style.

AGONIA Records was a pretty logical choice, since I was satisfied with their work for AOSOTH, and they loved "The Sword And The Dagger". They were just very surprised that they had never heard of it before I sent them the CD, proof of botched or non-existent promotion work.

THE ORDER OF APOLLYON THE SWORD AND THE DAGGER

Do you consider The Order as a band with a religious message? Can you tell us about it?


BST: The project explores spirituality, the relationship between man and the Divine, as well as religions and their texts, what is fascinating about them, their ambiguities. The message that can be read in our texts and visuals is actually multiple, since I try to reproduce the coded aspect of the Scriptures, the openness to interpretations. Some elements can even be considered as rorschach tests, as well as perhaps what the reader will find there will tell him more about himself than about me. 


Listening to you, the musical barriers between Death and Black seem to break down. How did you manage this amalgam?


BST: I was exposed to so-called extreme music, mainly Thrash, Death Metal, and Grindcore, during the first half of the 1990s, and I didn't attach much importance to labels at that time. I have the impression that Black Metal tried to stand out from the rest at the time of the Inner Circle, but not being a Norwegian petty bourgeois, I don't care about the so-called rules about the different scenes and their styles which must not be corrupted by any form of innovation.

So I have always considered all extreme music as neighboring, and able to marry, in the same way that the Metal and Punk scenes influenced each other to give birth to Thrash, Death, Black, and Grind.

It's something very natural for me, and the Black Metal I'll compose will always have Death influences, and vice versa. 


In 2017 a split was released between you, the "cousins" of Temple Of Baal and VI, your satanist Black Metal project. Can you tell us a little bit about it?


BST: The project was to bring these three groups together to celebrate TOOA's new start, with the signing at Agonia. I took charge of the production except for the drums recorded at the Hybreed Studio for Order and Temple, and at the Vallet Studio for VI.

I love this split, I think the VI track is excellent, especially for the drummer's performance (as a reminder I'm only a session bass player in this band). Collaboration between people who respect each other both humanly and artistically is always a plus.


THE ORDER OF APOLLYON SPLIT


2018...Moriah...Fuck! I didn't get over it. A mix of power, brutality and incredible speed, with an absolutely fabulous production! Behemoth and Marduk can retire. I really think it's your most impressive album. How did you achieve such a feat?


BST: The stabilization of the line-up, with JZ on drums and AK on bass and vocals, was essential. The new energy, the motivation of everyone in the same phase, the talent and the human aspect that gives the project a much more efficient functioning... The drum kit plugs play a lot in the final rendering and we were able to do them in Saint Loup's studio, which belongs to the drummer's father. We prepared the album by rehearsing in the studio where the takes were going to be made, which offers a quite incredible comfort. The atmosphere within a group has a clear impact on creativity, no energy is wasted unnecessarily in futile quarrels and other ego problems. So it is to all of this that I attribute the relative success of this record.

I am extremely satisfied with it anyway.

THE ORDER OF APOLLYON MORIAH


A.K. (Eros Necropsique, Decline of The I, Merrimack, Vorkreist, Waiting for my End) joined the crew. You only recruit triggers!


BST: Excellent recruit yes, one of the easiest people I know, and a versatile and very talented musician.


How would you define the music of The Order?


BST: I guess the Black/Death label is the easiest way to describe our style to someone. However, nowadays, music is directly accessible on Youtube and other platforms. So I would tend to live with the times and send a URL link rather than using a label.


Q12: Black/Death is one of the most difficult "subgenres" to decipher, as some groups tend more towards the Death universe and others towards Black. Do you have a preference?


BST: As mentioned above, I see extreme music as a spectrum rather than a grid with squares well separated from each other. To me, TOOA is as much a Death Metal band as it is a Black Metal band. But it is not really a subject worth discussing. I would tend to say that it is better to just listen to the albums, identify them by what they inspire us more than by a complicated system of gender classification.


Your 20 favorite albums of all time?


BST: Thank you for your clemency, most people who ask this question leave only three or five options.

I'll try to do this to you in chronological order of discovery:

GNR "Appetite For Destruction"

Metallica"...And Justice For All"

Metallica "Ride The Lightning"

Metallica "Master Of Puppets"

Metallica "Kill'Em All"

Megadeth "Rust In Peace"

Pantera "Far Beyond Driven"

Slayer "Reign In Blood"

Slayer "Hell Awaits"

Sepultura "Schizophrenia"

Carcass "Symphonies Of Sickness"

Carcass "Heartwork"

Morbid Angel "Covenant"

Bathory "Under The Sign Of The Black Mark"

Mayhem "De Mysteriis Dom Sathanas"

Darkthrone "A Blaze In The Northern Sky"

Deastpell Omega "If Monvmentvm Reqvires, Circvmspisce"

Deathspell Omega "Fas - Ite, Maledicti, In Ignem Aeternum"

Foo Fighters "Waisting Light" 

Queens Of The Stone Age "Lullabies To Paralyze"


Small bonus: Turbonegro "Party Animals", and "RockNRoll Machine"


What do you want to add?


BST: Thank you very much for giving me this opportunity to discuss.
Continue to support your scene.

Judgment Time is Near.


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