ENTER THE VOID ! INTERVIEW AVEC BLURR THROWER (Atmospheric Black Metal)


A l'instar de Time Lurker, Paramnesia et autres Ash borer, Blurr Thrower s'inscrit dans le courant "cascadien" du Black Metal atmosphérique. Découvrez ici plus en profondeur cette excellente signature des Acteurs de l'ombre productions ! Le Scribe


blurr thrower les avatars du vide atmospheric black metal



Bonjour Blurr Thrower, et un grand merci de répondre à mes questions. Pouvez-vous évoquer pour nous la fondation du groupe ?

BLURR THROWER est la mise en abîme de concepts qui m’animent depuis tout gosse. Il s’agit donc d’un projet qui allie le plus possible d’images, de son et de textes qui illustre la diégèse de l’univers que j’ai besoin d’exprimer, d’accoucher d’une certaine manière. En cela l’idée fondamentale du projet est de se rapprocher du plus possible du « gesamtkunstwerk» allemand, plutôt que d’un simple groupe de musique. Initialement je ne savais pas si BLURR THROWER allait être un film, un disque ou un bouquin. C’est pourquoi BLURR THROWER est avant tout très cinématographique dans son approche, en mode « cinéma de la nouvelle vague française » : lent, méticuleux, spectral, home-made et très, très pompeux.

L’idée fondamentale pour cela est donc de partir d’une base très intime, voire psychanalytique, et de transposer cela dans une démarche qui vise ou tente de communiquer avec chacun. On part de quelque chose de très personnel pour aller vers une forme d’onirisme universel faisant fi de notion clanique ou de confrérie. BLURR THROWER est apatride. En cela je pense avoir une démarche radicalement opposée contre la scène, qui se veut plus élitiste et communautaire dans la forme, ce que je refuse résolument. Nous reviendrons sur tout cela peu après.

Bien sûr je ne dis pas que j’arrive à faire tout cela, j’essaie simplement d’exprimer la démarche qui m’anime.

Un excellent premier album, Les Avatars du Vide, sorti cette année chez Les Acteurs de L'ombre est votre carte de visite. Deux longs morceaux hypnotiques et obsédants. Pouvez-vous nous parler de vos influences et de la manière dont vous avez forgé votre son ?

Les Avatars du Vide sont la résultante d’une démarche psychanalytique, ayant sondé au plus loin possible dans des méandres et des abysses qui peuvent m’être propres. C’est une tentative d’illustrer la vacuité, l’orgueil, le remord et la solitude en se prenant pour sujet. En effet je souhaite que BLURR THROWER ait une démarche la plus pure dans son côté corrosif et, dans ce concept, m’inclue en première ligne d’une perspective nihiliste. Cela a été le terreau et principale vecteur artistique de l’œuvre, incluant le son. C’est pourquoi l’ensemble de cette dernière ont été réalisé par mes soins, que ce soit les textes ou la production. BLURR THROWER est une arme dont le canon est braqué contre soi-même, avant les autres. En cela le projet ce veut d’un pur nihilisme. Absolu, impondérable, que je ne ressens pas dans la scène actuelle, se voulant élitiste et uniquement braqué sur les autres, sans se rendre compte que parfois, l’auteur est la première victime des clichés qu’il accuse.

L’artwork quant à lui a été réalisé en étroite collaboration avec Cäme Roy de Rat, avec un soin méticuleux pour retranscrire du mieux possible l’univers de BLURR THROWER.

Concrètement l’écriture des Avatars du Vide a été une expérience très longue et envahissante, profondément autodestructrice. Cela a mis mes proches et moi-même au fond, et j’ai encore beaucoup de mal à revenir de la diégèse de l’univers qui m’habitait durant le processus de création aujourd’hui.

blurr thrower les avatars du vide


Vos paroles, pas forcément compréhensibles à l'oreille, sont d'une grande qualité poétique et littéraire, et dépeignent les tourments de l'âme, la mort et le vide omniprésents. Comment s'est déroulé le processus d'écriture ?

J’écris constamment des poèmes et nouvelles dans l’univers de BLURR THROWER. Les textes ont été écrits avant la composition des Avatars du Vide. En général j’écris surtout après un choc visuel ou olfactif. Un film ou un tableau, l’odeur d’un mec ou d’une meuf croisée dans le métro, dans un bar, une scénette spécifique dans un environnement particulier… ça évoque immédiatement des couleurs que je souhaite retranscrire par le son ou un texte. On retrouve l’idée d’avoir un projet global et extra-musical. A titre d’exemple j’associe parfaitement cette œuvre à ce que je tente de réaliser :

C’est ma vision du Black Metal : Halluciné, mystique, lancinant, autant enivrant que toxique, un huit clos dramaturgique et un peu punk, à ma manière.


Des écrivains fétiches ?

L’écrit est une source d’inspiration et de réflexion aussi importante que la musique pour moi. Evidemment Baudelaire, vu que BLURR THROWER est finalement ma vision de L’invitation au Voyage, en moins bien. Toute la vague romantique française et anglaise du XIXième est essentiel. Poe, Verlaine etc… Pas mal de philo ou essai aussi que j’essaie de m’approprier, ça va de Nietzsche à Valérie Rey-Robert en passant par Colette ou Martinet…

Prochainement j’aimerai me plonger dans les œuvres de Françoise Héritier, si j’arrive à ne pas relire une millième fois la compagnie noire.


blurr thrower interview le scribe du rock


Votre vie musicale AVANT Blurr Thrower ?

Elle est composée de nombreuses choses mais n’est que les brouillons et croquis de ce qu’est et sera BLURR THROWER et n’a donc aucune importance aujourd’hui.

Vous vous revendiquez de la mouvance du Black Metal « cascadien », ce qui ramène à des groupes comme Wolves in The Throne Room, Panopticon ou Agalloch. Cette mouvance est connue pour avoir un rapport très fort à la nature. Est-ce aussi votre cas ?

C’est une question importante, car à mon sens il y a un immense malentendu sur ce point, très certainement dû à ma vision du Cascadian qui est peut-être erroné, n’étant pas du tout un spécialiste en histoire et classification du Black Metal. Je m’explique :

Je respecte grandement ce type Black Metal mais ne me sens pas du tout proche de cette scène pour des raisons de divergences diégétiques radicales : quand leurs chants évoquent les forêts verdoyantes et apaisées, nous décrivons des paysages dévastés et brumeux. Quand ils songent aux cerfs, aux biches et aux loups, nous sommes terrifiés par des créatures difformes et éthérées. Nos spectres sont maudits, l’air de nos plaines est irrespirable, chargés des vapeurs d’opiums et de toxines. Un empereur avec pour trône une civière. C’est une vision très française je pense, un peu romantique, un peu dramatique et corrompu, peut-être même un peu baroque, au fond très inspiré d’Artaud dans l’image. Il n’a rien à voir avec le caractère bucolique du Cascadian le plus visible. Il en est au contraire l’exact opposé.

J’ai aussi le réflexe de ranger parmi le Cascadian tout ce qui touche de près ou de loin au Black Metal dit Atmosphérique US. J’intègre donc dans le style avant tout ASH BORER, WEAKLING, FELL VOICES, qui ont une vision artistique largement différente d’un WOLVES IN THE THRONE ROOM ou AGALLOCH.


Etes-vous écologistes ? Et Blurr Thrower l'émanation d'un engagement en ce sens ?

J’ai des tonnes de convictions personnelles et suis les évolutions de la société de façon très attentive, BLURR THROWER n’en a qu’une résultante très indirecte et lointaine. Les thèmes du nihilisme et de l’universalisme, du doute du Vide ou l’assurance d’un mouvement sont largement prédominants dans la diégèse du projet que d’autres convictions, notamment écologique ou sociétal. BLURR THROWER n’en a peut-être que le ressenti inconscient et digéré, parmi des tas d’autres choses, mais rien n’est réellement revendiqué. En cela je ne souhaite pas exprimer réellement mes convictions personnelles et préfère étudier exclusivement les queues de comètes que l’œuvre tente de disséminer par son écoute.

Quel est votre regard de « nouveau » groupe sur le Black Metal depuis ses débuts ?

Ayant commencé à composer du Black Metal depuis un moment déjà, je pense avoir une démarche assez Old-School, pensant le Black Metal comme un art qui mutile, qui enferme, anti-cathartique d’une certaine manière, à la manière d’une drogue autant enivrante que corrosive. J’aime l’idée d’un mélange grossier entre la violence et le mysticisme dans une démarche artistique. De quelque chose qui aspire et provoque la transcendance. Ce n’est pas exclusif au Black Metal, très loin de là, mais cela fait partie de la genèse du style je pense. C’est pourquoi, en finalité, je me sens assez éloigné de la scène actuelle. Plus consensuelle ou lisse quand elle n’est pas tournée vers l’extrême-droite, j’aspire à une vraie aliénation dans ma musique.

Le Black Metal s’est concrètement transfiguré et malgré tout à grandement évolué, jalonné par des œuvres qui ont bouleversé la scène, Deathspell Omega en tête je pense. En cela le Post-Black, comme des queues de comètes, continue sa route en suivant le phénomène, comprenant par ailleurs des œuvres de grande qualité. J’avoue cependant constamment creuser parmi les artistes qui continue à proposer de la poussière et du soufre dans leur musique, de façon traditionnelle ou moderne. D’une manière la scène est considérablement riche aujourd’hui, malgré les modes.


Le livre dans lequel paraîtra votre interview va évoquer beaucoup de ses sous-genres (comme le Cascadian BM). Pouvez-vous me dire ce que vous pensez des sous-genres suivants :
  • DSBM
  • Post-Black Metal
  • Cosmic Black Metal
  • Black/Death Metal
  • Black Metal atmosphérique
  • Trve Black Metal

Tout d’abord, à mon sens j’ai seulement deux genres de musique qui m’anime : celui qui me touche et celui qui me laisse de marbre. Peu important l’appellation que l’on intègre à l’artiste associé. Celui qui va me faire ressentir, avant de m’attacher à l’écoute en tant que tel. C’est pourquoi je pars du principe que le Black Metal est Atmosphérique par essence : l’atmosphère est ce qui différencie une œuvre qui va me parler d’une autre dans laquelle je ne vais pas réussir à l’investir, comme beaucoup d’autres œuvres même hors de la scène.

DSBM : Personnellement je pars du principe que Vampire of Black Imperial Blood est la première œuvre de DSBM en tant que tel, de part son côté maladif, anxiogène et introspectif que le style alimente. Je suis un gros fan de SILENCER et des premiers SHINING par ailleurs. Ce sont des œuvres qui font bien mal, et c’est toute la force de cette catégorie. L’on reste globalement dans un esprit qui doit taper dans les limbes humaines, sur son mal-être…

Post-Black-Metal : Je le vois partout celui-là, j’ai l’impression que l’on colle Post-Black un peu à toute les sauces. J’ai la sensation que la scène actuelle a beaucoup de facilité à faire du Post sans le Black Metal. Un DEATHSPELL OMEGA bis sans la puissance ésotérique. Ça typiquement, cela me laisse en général de marbre. J’aime beaucoup certains groupes néanmoins. Au-Dessus, par exemple.

Cosmic Black Metal : Aucune idée de ce que c’est, ça a peut-être un lien avec DARKSPACE, quelque chose de très spatiale à l’échelle humaine indistincte. D’instinct je rangerai le fabuleux MEMORIA VETUSTA II de BLUT AUS NORD pour son côté stellaire. L’un des albums les plus lumineux que je connaisse. Absolument fascinant.

Black/death Metal : Je passe complètement à côté du Death en général. En revanche je suis un immense fan de ARKHON INFAUSTUS, dans la mesure où, finalement, ça reste du Black Metal avant tout dans l’esprit. Orthodoxyn est l’un des albums les plus subversifs, malsain et intransigeant que j‘ai ressenti. Je l’écoute très souvent et il reste inégalé dans le genre.

Trve Black Metal : Le fameux. Au fond j’ai jamais bien compris ce que c’était. Est-ce Bathory ? Darkthrone ? Mayhem ? Venom ? Hellhammer ? Evidemment j’aime profondément certaines œuvres cultes de la secondes vagues, mais n’est aucun avis particulier sur la question. Quand je retrouve ma définition du Black Metal, c’est du Black Metal, quand je ne m’y retrouve pas, je passe à autre chose.

Evidemment je n’ai pas la prétention de penser que mon avis prédomine sur d’autres et je pense que certains, notamment Vindsval que tu as récemment interviewé, aura un propos infiniment plus pertinent de par son expérience et son talent.


Si vous deviez citer vos 20 albums préférés de tous les temps, dans tous les styles ?

Liste non-exhaustive jetée sur le volet sans aucun ordre particulier, j’en oublie sûrement pleins, mais j’aime l’idée de sortir à l’instinct les œuvres qui m’ont marquée :

MUTIILATION – Vampire of Black Imperial Blood
C’est l’album qui a fait choc. D’une noirceur et d’une dépravation absolue, tout à déjà été dit sur cet album, mais je ne me lasserai jamais de son ambiance gothique -au sens littéraire- et putride. Une claque pour l’adolescent que j’étais.

PARAMNESIA – Paramnesia
La synthèse parfaite entre la noirceur d’antan et l’éther transcendantale du Black Metal moderne. Un album parfait à mes yeux. Mention spéciale à la meilleure batterie du monde.

ASH BORER – Cold of Ages
Pareil que ci-dessus en plus US.

FELL VOICES – Regnum Saturni
Un shoot spatial qui se prend en bloc et provoque des vertiges spectaculaires

PESTE NOIRE – La Sanie des Siècles : Panégyrique de la dégénérescence
BLURR THROWER est à l’exact opposé de toutes notions nationalistes. Bien au contraire, les concepts du projet entendent transcender les notions d’appartenance aux groupes, aux notions de familles, de clans, de genres, d’origines.
Cet album reste un choc : le premier KPN a quelque chose de terreux, un ésotérisme monacal et médiéval unique.

6LACK – FREE 6LACK
Une errance nocturne urbaine, onirique et embrasé, d’un sirupeux absolument irrésistible. Une influence certaine.

MOBB DEEP – The Infamous
Caverneux, froid et abrasif, le meilleur du hip-hop East coast des années 90s à mon sens.

THROANE – Plus une main à mordre & tout ce qu’à produit TREHA SEKTORI
Parce que ce mec a la capacité de transformer le moindre visuel en plomb et la moindre fréquence sonore en or.

THE SUBS - Subculture
Pour les effets similaires à une trace de C dans une boite de nuit de merde accompagné par des gens de merde.

NEHEMAH – Light of a dead star
Parce que c’est l’album le plus mystique, occulte, tranchant et romantique que j’ai écouté. Un vrai cimetière émotionnel. Un chef d’œuvre vampirique dont je ne me lasse jamais, au même titre que leurs autres albums.

ANTAEUS – CYFAWS
Pour moi un album très important, fait par les pères du Black français qui ont commencé à radicalement transcender les codes du Black Metal originel tout en y conservant l’essence. C’est bouillonnant, crasseux, malsain, régressif… Un choc immuable.

ALTAR OF PLAGUES – Mammal
Elégant et mystérieux, peut-être le premier vrai album de Cascadian tel que je l’entends.

ARKHON INFAUSTUS – Ortodoxyn
Peut-être finalement l’album qui a clôturé la période très régressive du Black Metal français depuis les légions noires. Un monument de noirceur et de dépravation.

HATE FOREST – Purity
Assez similaire à un animal blessé, HATE FOREST m’influence encore profondément aujourd’hui dans leur riffing rasant et gelé.

THE ACID – Liminal
Très morphidé, un trip assez inoubliable que je réécoute souvent.

TOE – the book about my idle plot on a vague anxiety
Meilleure batterie du monde (bis)

BLUT AUS NORD – MoRT & Memoria Vetusta II
Pour moi l’alpha et l’omega de BaN. L’un ne fonctionne pas sans l’autre. D’une certaine manière a considérablement influencé BLURR THROWER dans cette opposition entre la poisse et le rampant de MoRT contre l’aveuglance et le parfum de Memoria Vetusta II. Pareil que Dehn Sora : c’est du génie.

FOALS – Holy fire & Total life Forever (égalité)
J’aime beaucoup leur riffing et leurs ambiances, très intense.

CONQUEROR – War Cult Supremacy
Il y a quelque chose qui m’avait vraiment marqué à l’époque. Une violence drue et bestiale, sans once d’intelligence au premier abord, alors qu’au final il y a quelque chose de très fin dans leurs compositions, c’est jamais chiant malgré une attaque constante.

Jozef Van Wissem / SQÜRL – Only lovers left Alive
Meilleur BO pour meilleur film. Rien à dire c’est parfait. Influence très forte dans les ambiances.

DEATHSPELL OMEGA – Fas
Tout a déjà été dit sur DsO.

MASSIVE ATTACK – Mezzanine
Pour son côté gothique et punk à l’anglaise bien désinvolte.

DIAPSIQUIR – ANTI et 180°
De façon très similaire à MoRT et Dialog with the stars de BaN, j’adore les disques qui se répondent sur l’opposition. Illustrant les facettes entre la crasse absolue et l’acide le plus fort. La mise en abîme de la sortie de l’environnement d’un Martinet par une philosophie Bloyenne que représente ces deux disques représente pour moi la démarche la plus punk qui puisse être.

BLACK CILICE – Mysteries
Aussi caverneux qu’aérien, BLACK CILICE me fascine depuis toujours. Obscur sans jamais sombrer dans la lassitude, de la pure magie noire toujours entêtante et mystique.

Je n’ai pas compté précisément. J’ai volontairement laissé de côté les BURZUM, DARKTHRONE et EMPEROR pour enfin pouvoir parler d’autres choses, sans avoir la volonté de déprécier leurs œuvres.


Pensez-vous que le BM très atmosphérique que vous jouez est une nouvelle incarnation de ce genre, qui devient en quelque sorte le BM des années 2020 ?

Je ne sais pas si ce Black Metal est concrètement original au fond. Dans le concept purement musical, cela reste très proche d’un Burzum, qui a déjà dicté les codes du style dans les années 90s. Lent, envoûtant, sur la durée… Je pense qu’il y aura toujours un besoin de faire ce type de Black Metal pour certains artistes, mais cela reste une musique de niche dans la niche : c’est un art invendable, bourré de concepts imbitables, jouant sur les répétitions et la longueur avec un son caverneux et Raw… On restera toujours minuscule en face de mastodontes comme MGLA (que j’adore au demeurant) ou WATAIN qui semble répondre plus largement aux codes du genre d’après la scène, et c’est sûrement très bien ainsi, j’ai un gros faible naturel pour les outsiders. Ma seule petite tristesse est d’imaginer la fin du son lo-fi et poussiéreux au profit de grosse production plus ambitieuse. Heureusement que de nombreux artistes restent de formidables gardiens de sons bruts.


Quelle est la prochaine étape pour vous ?

Je ne fonctionne pas au milestone, je n’ai donc aucune idée de quoi sera fait le futur proche de BLURR THROWER. Evidemment je compose et écris beaucoup sans trop savoir si cette nouvelle matière sera utilisé.


Vous vous produisez en concert ?

Pas encore, peut-être un jour sans savoir ou, comment, quand, avec qui et dans quelles conditions.


Musicalement doit-on s'attendre à de nouvelles évolutions ?

Je pense que j’ai besoin de lumière après Les Avatars du Vide, tout en conservant le côté éthéré, le prochain sera plus translucide et apaisé je pense. L’idée est concrètement de garder la même philosophie de son tout en s’essayant à quelque chose d’autres.


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